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Dans le dernier article je vous ai montré comment conserver vos légumes dans un tambour de machine à laver. Je vous expliquais que la capacité d’un tambour était trop petite pour envisager la conservation d’une production importante.

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C’est le livre de Claudia Lorenz-Ladener « Construire une cave naturelle » qui m’a mis sur le chemin du second silo que j’ai construit.

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un silo enterré ?

Je n’avais pas vraiment l’envie de me lancer dans la fabrication d’une cave, mais j’ai trouvé l’inspiration avec le silo enterrés. Dans le précèdent article vous avez pu voir comment on conservait les pommes de terre en silo autrefois. C’était un gros travail de fabriquer ce genre de silo, en plus il fallait recommencer chaque saison, et les pommes de terre n’était pas à l’abri des rongeurs et autres amateurs de tubercule. Le silo enterré permet le stockage permanent des légumes. Il offre les mêmes avantages qu’une cave :

  • Une protection contre le gel
  • Une protection contre les ravageurs
  • Une protection contre la lumière
  • Un taux d’humidité élevé
  • Une ventilation adaptée

Une fabrication simplifiée

Habituellement les silos enterrés sont fabriqués en briques ou en pierres, mais pour mon premier j’avais plutôt envie de tester la fabrication en bois. Je suis bien conscient que mes planches de bois dureront moins longtemps que des briques, mais ce n’est pas important car j’ai conçu ce silo afin de pouvoir remplacer une planche pourrie sans avoir à creuser. Toutes les planches sont visées par l’intérieur, et le plastique de protection fait une barrière pour retenir la terre le jour où je devrais changer une planche.

La fabrication ne pose pas de difficulté, en gros c’est un carré de potager avec la protection plastique à l’extérieur et 2 portes sur le dessus.

Ah oui ! Vous vous demandez peut être pourquoi j’ai mis en place 2 portes. Ba ! C’est pour créer une zone tampon que je pourrais isoler en cas de grand froid. Exactement comme avec la trappe au-dessus du tambour de machine à laver.

Dans ma conception, j’ai aussi rajouté des marches, pour descendre au même niveau que le fond du silo. Je trouve que ce n’est pas très pratique de devoir plongé au fond du tambour pour prendre quelques carottes, alors je voulais corriger ce problème pour mon silo enterré.

 

Construction d’un silo de conservation pour les légumes

Pour en savoir plus : Téléchargez les plans ici : La fabrication du silo de conservation

De l’humidité ! Mais pas d’eau !

Un taux d’humidité élevé permet une bonne conservation des légumes, par contre il faut absolument éviter la présence d’eau stagnante. C’est un peu le défi de ce silo, avec une profondeur de plus d’1 mètre, il y a de forte probabilité que l’eau finisse pas s’infiltrer à l’intérieur. J’ai installé mon silo sous un appentis collé à mon atelier, donc le silo est à l’abri de la pluie, seulement le cheminement de l’eau sous terre n’est pas facile à prévoir et malheureusement pour moi j’ai de l’eau qui coule à l’intérieur du silo après les fortes pluies. Il faut donc prévoir, une pompe de relevage. J’ai installé ma pompe dans un regard en béton muni d’une rehausse, sous le niveau du fond du silo. Ba vous avez compris, il faut creuser 60cm de plus en profondeur pour placer le regard.

En premier lieu j’ai installé une pompe de relevage avec un système de flotteur libre, mais ce genre de pompe n’est pas adapté, car le flotteur se coince souvent contre les parois du regard. Il vaut mieux installer une pompe avec un détecteur de niveau.

Question budget

Comptez environ 70€ pour la pompe à rajouter au 270€ pour le silo. 300€ ! Je ne sais pas vous dire si ça fait cher pour conserver des légumes. En fait tous dépend de la valeur que vous donnez à vos légumes, et c’est difficile de l’estimer en euro. Pour ma part cette valeur a fait un bon à la hausse quand j’ai découvert les vidéos du site vivrecru.org. Je ne vais pas me lancer dans des recommandations en terme d’alimentation car ce n’est pas l’objet de mon blog et d’autre le fond bien mieux que moi. Mais je dois dire que de mettre un peu le nez dans ce domaine m’a permis de voir mon potager sous un nouveau jour. Je cultive ma santé de demain. Alors 300 €, pour protéger des aliments de hautes valeurs nutritives ce n’est vraiment pas chère payer.

 

Et vous , quelle valeur donnez vous à vos légumes ?

Quand on envisage de produire plus. Rapidement, on ne peut plus consommer sa production à mesure qu’elle arrive à terme. Il faut envisager de la conserver. Seulement nos maisons modernes ont changé et les bonnes vielles caves se sont rares. Et quand on a la chance d’en avoir une comme moi, bien souvent elle est inutilisable car la chaudière y est installée.

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Dans ma cave il fait quasiment aussi chaud que dans ma maison. C’est dommage, car une cave qui a gardé ses caractéristiques d’autrefois est l’endroit idéal pour conserver ses légumes.

En fouillant l’internet à la recherche de solution je suis tombé sur une petite perle. La mise en place d’un silo de conservation dans les années 1950.

Cette vidéo ma donnée confiance dans le faite que l’on peut conserver sa production à l’extérieur. Bon je suis d’accord avec vous, je trouve que c’est un sacré boulot à faire ce silo et surtout je suis loin d’avoir une terre aussi légère et facile à travailler. Cette vidéo m’a aussi rappelé la technique employée par ma tante.

Conserver les légumes dans un tambour de machine à laver.

Allo tata !

Oui ?

Dis t’as pas un vieux tambour de machine à laver que t’utilise pas ?

Oh c’est possible je vais voir ca

 

Voilà la bête !

Le tambour de machine a laver pour conserver les legumes

Pour que la conservation soit efficace, il faut protéger les légumes du gel, et donc enterrer suffisamment le tambour. J’ai creusé de façon à mettre la porte du tambour à 20cm sous terre. Pour éviter que la terre ne tombe à l’intérieur du tambour à chaque ouverture et pour créer un volume au-dessus de la porte que je pourrais isoler en cas de forte gelé, j’ai construit une petite trappe.

 

Voilà la vidéo de fabrication :

 

Construction d’un silo avec un tambour de machine à laver.

 

Vous pouvez télécharger gratuitement les plans ainsi que le fichier 3D à l’adresse suivante :

http://faire-un-potager.fr/telechargez/tous-les-plan/

 

La mise en place du silo à partir d’un tambour de machine à laver, est devenue pour moi une alternative au bac à légumes de mon réfrigérateur. A tel point qu’aujourd‘hui, il est quasiment vide et que je pense le débrancher définitivement. Je vous rassure ce n’est pas seulement parce que j’ai installé un silo que je veux débrancher mon frigo c’est aussi surtout parce que j’ai changé d’alimentation.

Pour en revenir au silo, je dois admettre que le principe est idéal mais la capacité du tambour est bien trop petite pour envisager la conservation de ma production. J’ai donc continue à rechercher une solution. Je vous en parle la semaine prochaine.

 

Si vous avez des questions ou des commentaires, je vous écoute ! Sourire

Souvenez-vous, au mois d’octobre 2011 je vous avais envoyé un petit sondage, pour mieux connaitre vos attentes et vos problèmes. Je vous demandais comment vous imaginiez votre potager idéal. Vous avez été nombreux à me répondre et je vous en remercie encore une fois. Et je ne manquerais pas de concrétiser ce remerciement prochainement. Surprise !

Votre potager idéal ressemble un peu à ça !

Un lieu convivial, fleuri et esthétique où vous aimeriez

  • Inviter vos proches pour partager vos expériences et vous détendre.
  • Initier vos enfants au jardinage.

Vous voulez tous les avantages du potager sans les inconvénients car vos journées sont déjà très bien remplies. Ce potager doit donc être :

  • Facile à entretenir.
  • Capable de nourrir votre famille.
  • Organiser pour pouvoir y circuler aisément.

Malheureusement des obstacles se mettent entre vous et ce potager idéal. La plupart d’entre vous me confient qu’ils manquent de connaissance en général autour du potager. L’étape la plus difficile étant la mise en place.

Pour ceux qui ont déjà franchi le pas et cultive un ou 2 petit carré, vous avez quelques bêtes noires !

  • Les limaces qui dévorent vos semis.
  • Les chats qui grattent dans les carrés.
  • Les liserons que vous ne parvenez pas à éliminer.
  • Votre terre qui vous semble stérile.

Beaucoup d’entre vous aussi se plaignent de leur dos. Vous pliez en 2 pour entretenir vos cultures vous semblent difficile.

Comment s’engager sur la voie du potager idéal.

Pas facile de résoudre tous vos problèmes d’un coup ! La synthèse de toutes vos réponses et de vos questions me laisse entrevoir un chemin pour atteindre l’objectif. Je peux déjà vous dire que le potager idéal n’est :

  • Ni un potager en carré
  • Ni un potager à plat
  • Ni un potager en lasagne
  • Ni un potager sur butte
  • Ni un potager en bac

Bref ! Le potager idéal va chercher le meilleur dans chacune de ces méthodes ! Le potager idéal est un mélange de tous les potagers. Le travail consiste à organiser et agencer le tous ! Mon potager est devenu un véritable champ d’expérimentation, où ma préoccupation première n’est plus de planter des légumes pour les récolter et les consommer. Ma préoccupation première est de trouver la meilleur organisation pour en faire le moins possible. Il faut que toutes les taches autour du potager deviennent simples et rapide.

Je vous ai déjà parlé de permaculture et de ces principes qui visent à nous organiser pour tirer le plus de profit des mécanismes naturels. Le potager doit être pensé et conçu en respectant ces principes. Nos modes de vie ont changés, et le temps est compté.

De plus nous perdons confiance dans l’agriculture qui nous nourrit. On veut cultiver nos légumes pour maitriser leur production et ne pas s’empoissonner aux pesticides. Sans vous parler du prix ! Dernièrement j’ai acheté 2 fenouils ! La balance m’a affichée plus de 4€ !

Si vous avez déjà pratiqué un peu le potager, vous vous êtes rendu compte des limites de certaines méthodes. Mon blog s’appelle mon potager en carré parce que je me suis tourné vers cette méthode pour son aspect esthétique. Seulement, comme toute méthode, il y a des points forts et des points faibles. J’ai par exemple rapidement abandonné la planification des semis en respectant les associations de légumes et les rotations. La subdivision des carrés ne m’intéresse que pour son aspect esthétique. La santé du potager ne vient pas du fait que les légumes soient plantés dans des cases de 30 ou 40cm.

Comparaison des différentes méthodes du potager.

Le tableau suivant tente de faire ressortir les avantages et les inconvénients des différentes techniques utilisées au potager. il essai aussi de tenir compte de vos difficultés énoncées plus hauts. C’est très difficile de donner une note à des notions comme la mise en place ou l’entretien. Les appréciations sont soumises à ma propre expérience et peuvent être différentes pour un autre jardinier.comparaison des methodes de jardinage

 

(1) Je trouve difficile d’avoir à manipuler la pelle pour faire les butes et les déchets verts pour faire la lasagne. Le bac surélevé est quant à lui plus difficile à réaliser faire mais facile à mettre en place.

(2) J’ai mis 2 bulles rouges pour le potager en butte si on veut faire des bordures.

(3) Dans la facilité d’entretien je prends aussi en compte le fait d’être plus ou moins droit pour jardiner.

(4) Les bulles violettes sont ma propre appréciation.

(5) Le potager sur pieds est par sa nature protégé des prédateurs comme les limaces et les chats

(6) Les 3 bulles violettes pour le potager en carré sont dans le cas où l’on veut suivre une planification et rotation des cultures. Ça rend tout de suite cette partie très complexe. Si on s’en affranchie alors la culture est simple.

(7) On peut facilement circuler dans un jardin à plat si on fait des allées.

(8) j’ai mis 2 bulles vertes au potager sur pied parce que le dessous du bac me sert pour composter.

(9) 2 bulles rouges pour la lasagne car avec le temps il faut la refaire.

 

Ce tableau n’est pas une référence, c’est mon approche. Au début c’était un document juste pour moi, pour m’aider à visualiser les points forts et faibles des méthodes de jardinage. Cette vision est donc imparfaite et varie plus au moins selon la sensibilité des jardiniers.

Par exemple vous pouvez lire ce que Jacques, jardinier des 30 ans d’expériences pense de ces méthodes.

Bien que les appréciations puissent varier il ressort néanmoins quelques chose de ce tableau comparatif ! Il semblerait qu’un élément incontournable du potager soit le potager sur pied !

Pour le pratiquer je dois dire, que ca change la vie de jardiner debout !

Soyons Clair ! Je ne dis pas qu’un potager se doit d’être sur pied ! Je dis qu’il faut lui réserver une place de choix. Le potager idéal va tourner autour des éléments principaux qui doivent le constituer.

Dans ce potager idéal selon moi on pourrait y trouver :

  • Des bacs sur pieds.
  • Une ou des serres.
  • Des buttes ou lasagnes.
  • Une zone de recyclage.
  • Des carrés ou rectangles.

La difficulté est maintenant d’agencer le tout. Voilà le sujet d’un autre article car celui la commence a être long. Je peux déjà vous dire que j’envisage d’utiliser les carrés de potager très différemment.

Mon principe serait un peu le suivant :

Planter tous ce qui est à cycle long dans les carrés ou dans les zones les plus basses, et tout ce qui est à cycle rapide dans les buttes et les bacs sur pieds.

 

Et vous combien de bulles auriez vous mis ?

Depuis 2011 je me creuse la tête pour améliorer mes serres. Mes premières conceptions manquaient d’efficacité. A force de chercher, j’ai fait une agréable découverte en achetant le livre « construire une serre ». Je ne pensais pas que ce livre abordait des notions bioclimatiques.

Grace à cet ouvrage, j’ai repensé la conception des serres pour le potager en carrés, en y incluant ces notions bioclimatiques.

Avant de vous parler en détail, pour ceux qui veulent aller plus loin, vous pouvez découvrir tous les plans des modèles de serre en me rejoignant sur le site privé.

Voyons maintenant les points importants de cette nouvelle conception

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serre 1m20 par 1m20 bioclimatique

L’emplacement

Concernant les petites serres pour le potager en carrés, qu’elles fassent 1m20 par 1m20 ou 1m20 par 2m40, leur place est à privilégier dans le potager. Reste à leur trouver une bonne place dans le potager, en cherchant à les abriter du vent, car les déperditions de chaleur augmentent avec sa vitesse.

Il faut s’assurer aussi qu’aucuns obstacles ne puissent faire de l’ombre à la serre. Bien que l’ombrage soit une notion à prendre en compte dans la conception d’une serre. On va chercher à maitriser cet ombre.

Orientation

Intuitivement, on est tenté d’exposer la plus grande surface de la serre au sud et jusque-là on ne fait pas trop d’erreur. Seulement on peut aller plus loin pour optimiser les performances de la serre. Déjà il faut savoir qu’une légère orientation (moins de 20°) vers l’est ou l’ouest ne causera qu’une faible perte du rayonnement directe (entre 4 et 5%). De plus, il est préférable d’orienter vers l’est plutôt que l’ouest, pour profiter d’un réchauffement de la serre plus tôt le matin et ainsi éviter les surchauffes du soir. Sachez aussi qu’une orientation Est-Ouest assure un meilleur éclairement qu’une orientation Nord-Sud en hiver. Mais ce n’est plus vrai en été. Dans le cadre de nos serres pour le potager en carrés, que l’on va essentiellement cultiver durant l’été, on va donc préférer une orientation Nord Sud.

Les surfaces transparentes

Vous vous doutez que c’est l’élément déterminant dans l’efficacité d’une serre, seulement c’est aussi la plus grosse part du budget ! Je vous le dit tout de suite l’idéal serait d’utiliser du double vitrage en verre, mais ce n’est vraiment pas rentable pour une mini serre tel qu’on l’envisage. Le meilleur compromis c’est d’utiliser des plaques alvéolaires polycarbonates ou acryliques. Sachez que les plaques acryliques laissent mieux passer la lumière.

Laissez passer au mieux la lumière c’est l’objectif à atteindre ! Et pour cela, l’inclinaison des plaques par rapport aux rayons lumineux est capitale ! Plus les rayons lumineux frappent les plaques perpendiculairement et mieux ils traversent la planques sans être réfléchis. Cet angle est fonction de la latitude. En gros il faut ajouter 10° à la position en latitude de la serre.

Par exemple, mon potager est à une latitude de 49°, donc l’inclinaison de la face principale de la serre doit être de 59°. Allez 55° pour faire rond ! Non, 55° parce que ma scie à onglet ne va pas plus loin !

Conservation de la chaleur

On a fait notre mieux pour capter la lumière mais il faut savoir que sans soleil, la serre va très rapidement perdre sa chaleur à cause de la médiocrité de son isolation. Dans la conception bioclimatique, on cherche à conserver cette chaleur le plus longtemps possible. Pour ce faire il faut la stocker dans des matériaux « lourds ». C’est souvent le rôle de la paroi nord de la serre. Cette paroi qui n’a pas besoin d’être transparente sera construite avec des matériaux accumulant la chaleur comme :

  • La terre
  • Le sable
  • Le béton
  • La pierre
  • Les briques
  • Et l’eau

En stockant la chaleur dans ces matériaux, on va réduire les variations de température dans la serre. Quand le soleil est présent, les parois opaques, que l’on va rendre le plus sombre possible, vont se charger en chaleur et limiter la surchauffe de la serre. Inversement, ces parois vont diffuser leur chaleur accumulée quand le soleil va disparaitre.

Pour conserver au mieux cette chaleur accumulée, il faut faire en sorte qu’elle ne s’échappe pas par la face extérieure. C’est pour cette raison que l’on doit isoler par l’extérieur le mur opaque.

Ma nouvelle conception

En tenant compte de tous ces nouveaux paramètres, j’ai modifié la conception de mes serres. Elles se traduisent par 2 points :

  • La modification de l’inclinaison de la face principale
  • La transformation de la face nord en paroi opaque et lourde.

Pour l’inclinaison, par trop de soucis, il faudra juste que j’installe une sorte de béquille pour ternir le panneau articulé en position ouverte. La face nord est encore sujet a réflexion car pour le moment on ne peut pas l’ouvrir ce qui rend l’accès au fond de la serre plus difficile.

L’isolation de la face nord demande à être amélioré car une planche de sapin de 25mm me parait insuffisante. Il va falloir que je trouve un compromis entre la partie lourde que je compte faire en torchis et l’isolation. L’idéal étant d’arriver à faire tenir le tout dans moins de 10cm ! Pour corser le chalenge, il ne faut pas que je dépasse 150€ de budget tous compris.

Pour les plus motivé, vous pouvez retrouver les plans détaillé de fabrication ainsi que les vidéos d’aide au montage en rejoignant la formation «  les serres de A à Z »

 

A bientôt dans un prochaine article !

C’est terminé pour cette année ! Pfiou ! oui parfaitement ! Pfiou ! Parce que j’ai tous terrassé à la main, et mine de rien, ca fait quelques tonnes de terres remués.

  • 12 tonnes de compost
  • 24 tonnes de terre de jardin

Ca parait démesurer, mais au final ca se fait !

J’avais annoncé que j’ajoutais 8 bacs dans cet article, mais au final c’est 12 bacs de plus !

 

Serre 1m20 par 2m40 pour le potager en carre

Les photos de mon potager en carrés de campagne

 

La serre au sol de 1m20 par 2m40

J’ai aussi terminé la fabrication de la serre au sol de 1m20 par 2m40, malheureusement un peu tard, du coup j’ai pas pu cultiver dedans comme je le souhaitais. Mais il me resté quelques pomme de terre un peu bizarre, alors j’ai quand même tenté l’aventure d’en planter dedans courant juillet ! Oui ca fait un peu tard, mais elles se développent très bien sous le climat protégé de la serre ! A suivre !

Pour ceux que ca intéresse, vous trouverez tous les détails de la fabrication ici

 

 

La production 2013 de mon potager en carrés

C’est quoi vos projets potager pour 2014 ?

Dans moins de 5minutes, le temps d’écouter cet article, vous allez passer du stade de « jardinier Mistral gagnant » au stade de « jardinier malin et organisé », et en prime vous ne manquerez plus jamais de salade.

mistral gagnant

The lettuce teacher

Vous serez d’accord pour dire que pour bien apprendre un faut un bon professeur. Ba il se trouve que j’en connais un excellent et je vais vous le présenter maintenant !

Franchement il faut être courageux pour commencer un potager quand on est débutant ! Il y a tellement de chose à savoir ! Alors c’est bien naturel de se sentir perdu devant l’étendu du sujet. En plus on ne peut pas progresser rapidement, en gros faut attendre des mois pour constater si notre méthode a porté ses fruits, et si on sera récompensé d’une belle récolte.

Pour progresser à grand pas je vous présente : le professeur salade, c’est un peu comme la dictée magique de Texas instrument. Vous savez la phrase culte ! Essaie encore une fois.

 

Mon idée est la suivante :

Semer plus pour progresser vite

Avec une gamme étendue de variété et une croissance rapide, cultiver des salades est un bon moyen de faire des progrès. On a l’occasion de multiplier des gestes important au potager comme :

Semer, repiquer, planifier, organiser.

En plus, on peut quasiment les cultiver toute l’année. Avec les salades on a l’occasion d’essayer les semis en pot ou en terrine, de se faire la main avec le presse motte. On peut aussi mettre à l’épreuve à moindre frais notre pépinière et dire si elle mérite vraiment son nom.

Les salades nous donnent l’occasion de semer en pleine terre et d’affiner notre méthode pour faire un semis léger et régulier. Les graines de salades sont tellement fines qu’il est difficile de semer clair. Apres les semis, on a l’occasion de pratiquer le repiquage, et pas du repiquage de salade en pot, mais celui avec des racines a nue. Enfin les salades nous confrontent à la planification des semis.

Pour bien réaliser les exercices ci-dessus, le professeur salade vous fait les recommandations suivantes

  • Allez acheter quelques sachets de graines (commencez par choisir les salades qui vous plaisent)
  • Echelonner la période des semis (consulter le mini calendrier sur les sachets et bouchez éventuellement les trous en choisissant des salades avec une période de semis différentes)
  • installez-vous devant une feuille ou un ordi pour modéliser votre calendrier

Voyons concrètement comment créer ce calendrier ! Heu ! Non pas ce soir ! Je ferais un autre article sur le sujet

 

Au fait ! C’est quoi à votre avis un jardinier mistral gagnant ?

Ba Loïc !! C’est maintenant que tu te réveilles ! C’est la fin de la saison et tu fais ton calendrier des semis ! Si je vous parle du calendrier des semis c’est parce que je viens de terminer une vidéo pour la formation « devenez le chef d’orchestre de votre potager » sur le sujet. Dans cette vidéo je parle des outils pour planifier ses semis et parmi ces outils, il y en a un que je teste depuis peu ! C’est toms’planner !

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C’est un outil de gestion de projet en ligne, il est gratuit pour les particuliers. Plus j’essaie de l’utiliser pour planifier mon potager de ville un peu laissé à l’abandon cette année, plus je le trouve intéressant et simple utiliser.

Mon Planning des semis

planification des semis au potager en carre

La partie présentation du potager

Il faut représenter votre potager dans le tableau fixe du logiciel

  • La première colonne concerne le nom du légume en place
  • La 2eme, la position du légume dans le carré
  • La 3eme la famille du légume

Ensuite je crée un groupe de ligne par carré de potager. Un groupe de ligne est matérialisé par une première ligne en orange. Dans chaque groupe de ligne vous pouvez mettre le nombre de ligne que vous voulez.

J’ai pris comme convention que la ligne 1 est la ligne la plus au sud et la dernière ligne la plus au nord. Oui je sais je cultive en ligne dans mes carrés ! Juste au passage ! Essayé de cultiver dans un carré avec 9 subdivisions quand vous avez une 15ene de bacs. Bref ! Dans mes carrés je ne veux pas cultiver plus de 3 légumes différents. Ce qui veut dire que je n’ai que 3 légumes à planifier.

Donc sous chaque groupe de ligne en orange je n’ai que 3 lignes à gérer.

Je créer autant de groupe de ligne que j’ai de carré de potager. Ce qui représente tous de même pour mon potager de ville 24 lignes à gérer. Si je cultive avec les subdivisions ca fait 72 !!!! Vous imaginez un peu le bazar !

La partie calendrier

Une fois votre tableau remplis, il ne reste plus qu’à placer les légumes sur le calendrier,

Pour le moment j’utilise les informations données sur le sachet de graine, c’est à dire que je créer une période de 18 jours pour un radis de 18 jours !

Mes périodes s’affichent avec une couleur associée à la famille du légume. Quand le parle de famille je pense aux groupes du type familles feuilles racines graines ! ect !

Du coup sur le calendrier je vois clairement qu’elle type de famille je peux faire suivre a la culture qui est en place. De plus j’écris le nom du légume sur la période. Le résultat me donne une vue d’ensemble assez parlante.

Les périodes sont très facile à modifier en faisant glisser les exterminés, du coup je pourrais ajuster sans problèmes les périodes en fonction de la réalité de la culture. Le petit plus c’est que l’on voit en un coup d’œil le nombre de jour nécessaire a la culture du légume. L’année suivante il suffira de faire un copier-coller pour avoir un période plus proche de la réalité de notre potager.

A mesure de l’activité dans le potager, il est possible d’ajouter de précieux commentaires sur chaque période. Ces commentaires vous serviront d’une année sur l’autre pour progresser dans la culture du légume concerné.

La particularité du calendrier de toms’planner c est de pouvoir très facilement changer l’affichage est de passer en 1 clic d’un affichage journalier a un affichage mensuel ou annuel.

En somme je pense que cet outil gratuit peut vous rendre bien des services pour planifier les semis de votre potager

Et vous ? Comment faites-vous pour planifier vos semis ?

Quand on parle de jardinage debout, on pense instantanément à notre dos. On s’imagine en train de gratouiller la terre le dos bien droit. Je suis le premier a avoir ce cliché dans la tête c’est d’ailleurs pour cela que j’ai construit tous mes bacs. Seulement avec la pratique, on découvre d’autres avantages qui viennent allonger la liste.

Lire

 

4 carres de potager sur pieds pour jardiner debout (768x1024)

Meilleurs semis

C’est incontestable ! Je vois bien comment, je pratique entre les bacs de 40cm et les bacs de 80cm. Pourtant j’avais prévu de pouvoir m’assoir sur les bacs de 40cm, c’est pour ça que j’ai mis un cadre de finition aussi ! Bien malgré ça, j’ai tendance à vouloir aller plus vite dans les bacs de 40cm. La position n’est pas ergonomique quand on doit semer au centre du bac, du coup comme on n’est pas confortable, on a tendance à bâcler un peu les semis

C’est très différent dans les bacs sur pieds ou surélevé de 80cm, car c’est un moment très agréable ! On voudrait semer tous le bac tellement on est bien installé. On peut soigner la préparation du sol, en émiettant les petites mottes et en enlevant la moindre herbe indésirable. Quand il faut placer les graines, on est beaucoup plus régulier, je me suis même surpris à reprendre des graines dans le sillon car le les trouvait trop serrées.

Découverte des maladies

Avantage du jardinage debout (1024x768)soigner les choux en jardinant debout (768x1024)pieride du chou (1024x768)

Je me suis rendu compte de cette avantage avec les choux. En passant à côté de mes choux frisés j’ai remarqué quelques petits trous, en levant les feuilles j’ai constaté que les chenilles de la piéride du chou venaient d’éclore. Sur un chou au sol, je n’aurais pas remarqué les petits trous. J’ai pu en faire l’expérience car ces mêmes choux dans les bacs de 40 sont beaucoup plus attaqués. Les chenilles ont eu le temps de se développer.

Quand les chenilles viennent d’éclore elles sont toutes regroupées sur 2 ou 3 cm2 du coup c’est très facile avec une lame de cutter de couper le petit morceau de feuille avec toutes les chenilles dessus

Cette opération est possible car les choux sont à hauteur et en se baissant un peu on peut voir aisément le dessous de toutes les feuilles. Avec les légumes sous les yeux, on est bien plus préventif.

Désherbage indolore

C’est pour moi THE avantage ! J’y fais même plus attention ! Quand j’arrive au potager la première chose que je fais c’est mon petit tour plaisir, je passe dans toutes les allées pour regarder comment ça se passe dans les bacs. J’ai remarqué que je m’arrête quasiment à chaque fois devant les bacs surélevés pour tirer sur un brin d’herbe. Les petites herbes indésirables me sautent littéralement aux yeux et elles n’ont pas le temps de se développer. De plus comme elles sont petite et que la terre n’est pas piétiné, elles s’arrachent sans la moindre difficulté.

 

Que pourriez vous trouver comme inconvénients au jardinage debout ?

Une déception par jour c’est à peu près le rythme que je tiens, faut dire aussi je suis surement abonné à trop de page Facebook qui diffuse des messages négatifs.

Lire

J’utilise Facebook pour relayer les informations qui me paraissent importantes, d’ailleurs j’en profite pour vous annoncer le décès de Loïc l’informaticien sur Facebook ! C’est Loïc le jardinier qui prend la place ! Faut dire aussi,  je crois que je n’ai pas publié une seule news au sujet de l’informatique depuis des mois ! Non des années !

Pour le plus grand déplaisir d’une secrète admiratrice, ma photo avec le doigt lumineux laisse place au chapeau de paille.

Revenons au sujet de mon post, j’ai mis le nez dans un article publié par Dominique Guillet Le catalogue national : une nuisance agricole de plus.

Je vais tenter de vous en faire un résumé :

 

catalogue des variétes

L’origine du catalogue des plantes cultivés

La première version date du 5 décembre 1922, c’est un registre dans lequel on inscrit les nouvelles variétés issue de sélection, on appelle ça aussi des cultivars. Dès lors que cette variété figure dans le catalogue, les semences sont autorisées à la vente.

Depuis 1949 les variétés non inscrites au catalogue sont interdites à la vente

L’objectif du catalogue

Protéger les agriculteurs en leurs garantissant une qualité et une standardisation des produits, il permet aussi la traçabilité.

Pour les jardiniers que nous sommes une annexe a été rajoutée en 1997 pour faciliter l’inscription et la commercialisation des variétés anciennes.

Derrière cette façade, le catalogue ne serait-il pas un moyen de verrouiller la filière des semences.

Qui a part les multinationales peuvent se permettre d’inscrire des variétés aux catalogue.

Pour figurer dans le catalogue il faut :

  • Payer une redevance
  • Prouver que la variété répond a un certain nombre de critères
  • Avoir des parcelles avec les variétés en culture

Les conséquences du catalogue

Selon Dominique Guillet les variétés inscrites au catalogue ne sont que des clones de clones. La base génétique de toutes ces variétés est très restreinte. De plus ces clones sont rapidement abandonnés au profit de nouveau.

La sécurité alimentaire mondiale dépend d’une vingtaine d’espèces qui fournissent 95 % des calories alimentaires alors qu’il existe des milliers d’espèces alimentaires sur la planète.

Les anciennes variétés disparaissent chaque année au profit de clone

On participe à l’érosion de la biodiversité

En achetant ces graines de clone on participe à l’érosion de la biodiversité. Seulement où peut-on trouver des graines pour nos potagers ? On peut bien sur soutenir le travail de kokopelli en achetant leurs graines. Mais on peut aussi élargir notre réseau pour échanger des graines. Je me suis inscrit depuis peu sur le site du semeur avec pour l’objectif de trouver des graines de 6 variétés anciennes de ma région

  • La chicorée frisée fine de Rouen
  • Le haricot a écosser saint sacrement
  • Le haricot mangetout petit carré de Caen
  • Le melon succrin d’Honfleur
  • La pomme de terre bleue de la manche
  • Le poireau monstrueux de Carentan

Alors si vous avez quelques graines de ces variétés dans votre tiroir, vous avez l’occasion de faire un heureux !

Connaissez vous des variétés anciennes cultivées dans votre région ?

 

Il ne se passe pas une journée sans que j’entende parler de ces satanées limaces. L’ennemi numéro 1 du jardinier !

Tout le monde a sa recette pour les éliminer !

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Ma page Facebook regorge de trucs et astuces pour se débarrasser d’elles

  • Mets de la bière pour les saouler
  • Mets des coquilles d’œuf pour les couper
  • Mets de la cendre, elles aiment pas ca

Des méthodes qui ont au moins le mérite d’être naturelle. Apres question efficacité !!! Je vous laisse faire votre expérience.

Je ne fais pas le malin car j’ai essayé des trucs pas très glorieux et je ne peux même pas le nier car j’ai étais jusqu’à écrire un article sur le sujet !!! (les mauvais côtés d’internet !)

Aujourd’hui je me sens en paix avec les baveuses, j’ai changé de politique. Je suis passé de la lutte à la protection !

De la lutte à la protection

La souplesse de l'escargot

Ça mérite quelques explications !

La première réaction que l’on a vis-à-vis de quelques choses qui nous dérange c’est d’essayer de l’éliminer. C’est de la que viennent tous les recettes de grand-mère anti limace. C’est aussi de la que viennent les petits granulés bleu.

Imaginez un peu !!! On est capable de mobiliser des chercheurs et des industries pour produire un TRUC contre les limaces. Je dis TRUC parce que c’est ce que l’on cherche vraiment on veut que d’un claquement de doigt les limaces disparaissent. Voilà le schéma de notre réflexion !

Moi planter salades. Moi constater limaces bouffer salades. Moi dégommer limaces

Une réflexion en 3 étapes du niveau d’un enfant de 3 ans et encore je ne suis pas sympa avec le môme !

Encore un fois je ne jette la pierre à personne, j’ai fait la même chose.

Le problème avec cette courte réflexion, c’est que l’on ne prend pas en compte les dommages collatéraux. Que ce soit avec des méthodes naturelles ou avec de la chimie, on intervient sur une mécanique dont on ignore tout. Je suis d’accord pour dire qu’il vaut mieux lutter contre les limaces avec de la bière plutôt qu’avec du ferramol, mais dans le fond ça ne change pas notre façon de voir les choses.

Considérer les limaces comme un bon repas

Aujourd’hui je regarde la limace comme un bon repas en perspective ! Un bon repas mais pas pour moi !!!!  Clignement d'œil

 

Imaginez comme vous allez faire des heureux si votre potager regorge de limaces ! Il y a de grande chance que les amateurs accourent rapidement. Quand je dis rapidement, si en plus du couvert vous offrez un logis 5 étoiles comptez quand même 2 saisons pour observer un changement.

Pour être plus précis, voilà 2 saisons que je n’ai pas sorti un granulé du paquet, j’ai laissé tomber mes pièges à la noix ! L’année dernière, il ne se passé pas une journée sans que je marche sur un escargot ou une limace qui trainés dans mes allées. J’avais vraiment le sentiment d’être envahie ! Cette année, la différence s’observe très nettement. Je ne sais pas dire exactement pourquoi, mais je constate la présence des carabes et des limaces tigres. Sans compter les hérissons que je peux avoir l’occasion de croiser.

 

Ne regarder plus les limaces comme les mangeurs de salade mais plutôt comme le repas des hérissons.

Cela dit, ce n’est pas pour autant que je les laisses se servir à volonté dans mon potager.

Quand je dis que je suis passé de la lutte à la protection, je veux dire que je protège la limace et surtout je protège la salade !

Bien évidement si vous laissez faire, il y a de grande chance que vous plant fraichement repiqué se fasse bouloté dans la nuit.

La solution que j’ai adoptée consiste à protéger systématiquement des plantes les plus fragiles. Les protections se font toujours selon le même principe, empêcher la limace de manger la salade. Pour cela, il y a les cloches, les minis tunnels, les bacs surélevés sur pieds, et les mini serres.

Pour que les protections soient efficaces, il faut être attentif lors de la mise en place, j’ai fait une petite vidéo pour vous monter comment je pratique.

Concernant les mini serres, l’idéal est d’aller jeter un œil dedans à la tombée de la nuit. Vous faites ca 2 ou 3 fois pour être sûr qu’il n’y a plus de limace à l’intérieur.

Je suis d’accord pour dire que protéger systématiquement ses salades n’est pas applicable dans le cas d’un potager de grande envergure. Mais dans un petit potager en carré c’est tout à fait jouable

 

J’espère que mon article profitera un peu aux limaces !

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