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A force de se creuser la tête, on finit par trouver ! Je cherchais, depuis que j’ai installé mon premier bac sur la terrasse, un moyen plus simple de l’aménager. Je voulais une solution que tout le monde pourrait appliquer à sa terrasse. J’ai trouvé l’inspiration avec le principe des meubles de cuisines. Des petits caissons que l’on aligne les un à côté des autres pour obtenir au final une grande rangé.

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terrasse 40m2

Des bacs modulables et connectables

Je vous présente le caisson pour transformer votre terrasse en potager. J’ai repensé mes bacs surélevés et sur pieds car je voulais qu’ils soient :

  • Économique
  • Facile à fabriquer
  • Modulable
  • Connectable

bac sureleveBac sur pieds

Pour fabriquer ce modèle il faut 2 voliges de charpentes de 4m en 25 par 200 à 7€, 3 poteaux de 2m40 en 69 par 69 à 6€ et une lame de terrasse de 2m40 à 3€

Total de la note : 35€

Franchement ça va devenir difficile de faire mieux ! Je n’ai pas encore réalisé de maquette grandeur nature mais niveau fabrication c’est ultra simple aussi ! Que des coupes droites et des assemblages par vis ! En 30min c’est bouclé.

Ce bac c‘est un peu la brique élémentaire pour aménager votre terrasse, il suffit de les aligner les un à côté des autres pour faire une grande ligne de culture surélevée. A cette brique élémentaire, j’ai ajouté quelques accessoires comme les bacs d’angle pour aménager les coins.

bac d'angle

Comme vous pouvez le remarquer sur la photo, ce caisson n’as pas de côté. C’est pour permettre de les aligner et d’avoir un volume de terre d’un seul bloc.

Un volume de terre unique

Vous vous demandez peut être pourquoi je cherche à obtenir un volume de terre d’un seul bloc ? Le volume du bac de base est d’un peu moins de 200 L. Si je ferme les côtés de chacun des modules je vais devoir gérer chaque bac de façon indépendante, alors que c’est beaucoup plus facile de trouver un équilibre biologique dans un grand volume que dans un petit.

Avec ce grand volume il sera plus facile de maintenir les verres de terre en vie. Les plantes pourront aussi plus facilement échanger entre elles et pour finir je vais une économie de bois.

Je prévois aussi de pouvoir recorder l’ensemble des bacs au sol naturel. Je sais que tout le monde ne pourra pas le faire, comme ceux qui habite en appartement. Mais quand c’est possible de la faire il ne faut pas s’en priver. Alors il y a aura un module spéciale pour faire la passerelle entre l’ensemble des bacs et le sol naturel.

Le volume de terre d’un seul tenant me permet aussi de pouvoir enrichir le substrat beaucoup plus facilement avec les bacs à composts. En intercalant un bac à compost ouvert lui aussi sur les côtés, je pourrais amender l’ensemble des bacs grâce au travail des vers de terre.

Au final, la conservation de l’humidité sera bien plus efficace dans un grand volume que dans une multitude de petits bacs.

Une question en suspend

Pour le moment j’ai modélisé une 10ène de bacs différents, basés sur le principe du modèle de base. C’est-à-dire que tous les modèles sont connectables, soit sur le petit ou par le grand. En fait, il est possible de rassembler 2 bacs, pour en faire un 2 fois plus large. Ce principe n’est pas définitif car je pourrais faire une économie de bois sur les poteaux si je faisais un modèle d’un seul bloc. Par contre je crains que ces modèles d’un seul bloc soient plus fragiles. J’en saurais plus en fabriquant les maquettes.

en etude

Tous les plans détaillés et cotés seront bientôt disponibles au téléchargement. Je pense que je ferais un package avec l’ensemble des modèles. Les membres du groupe « jardinage debout pour jardinier malin » qui ont choisi l’accès VIP pourront bien évidement tous télécharger sur le site privé.

En attendant pour les autres vous pouvez retrouver tous les modèles dans la banque d’image 3d de Sketchup.

Si vous avez des idées de bacs, laissez-moi un petit commentaire, je le ferais un plaisir de la modéliser.

Ce weekend end je regardais les photos de l’évolution de mon potager, j’en ai construit des bacs ! Et je continue, je suis en train de mettre en place une nouvelle parcelle consacrée au jardinage debout intensif. Vous vous demandez peut être ce que je veux dire par là. En résumé, je veux une partie du potager beaucoup plus orientée sur la production en quantité, toujours dans le but de me rapprocher de l’autonomie en produit frais.

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evolution de mon potager en carrés 2

Potager en carres et productivité

Depuis les premiers carrés installés fin 2011, mon potager prend une nouvelle allure. Quand on veut se rapprocher de l’autonomie, on doit faire quelques compromis sur l’aspect esthétique du potager. Inévitablement il faut réduire la place des allées. Dans un potager en carrés, tel que la plus part d’entre nous l’imagine, c’est-à-dire avec des planches de culture de 1m20 de côté, les allées représentent 50% de la surface. En plus de cette perte de surface, il faut gérer individuellement chaque carré de potager. Ce type d’implantation n’est pas la meilleure solution pour un jardinier qui choisirait de produire en quantité. Ce n’est pas pour rien que les maraichers ont choisi, une implantation différente et qu’ils cultivent de longue ligne. En bref, il faut faire des planches de culture les plus longues possible. Pour la largeur des planches et des allées, c’est en fonction de la méthode que vous allez choisir.

Dans le livre  des légumes en hivers,  Eliot Coleman a choisi une largeur de 75cm et des allées de 30cm. Les 75cm sont défini par la largeur de son motoculteur. Richard Wallner dans sa ferme du petit colibri, a choisi une largeur de 1m70 avec des allées de 60cm car il utilise la culture sur butte.

Pour ma part, je vais conserver la largeur de 1m20 pour une question d’implantation par rapport à mon potager en carré. Les allées feront 80cm pour circuler confortablement avec une brouette.

Concernant la longueur des planches, je ne peux pas faire plus que 6m à cause du fort dénivelé de mon terrain. Pour la méthode, je n’ai pas hésité une seconde ! Je veux jardiner debout !

Un effort bien récompensé

Quand on goute au jardinage debout c’est difficile de revenir à une méthode plus traditionnel. La vision du jardinage prend une autre allure quand on est plus obligé de se plier en deux. C’est pour cette raison que mes nouvelles planches de culture feront 80cm de haut. Seulement il y a quand même un prix à payer ! L’installation de ce type de planche de culture demande beaucoup plus d’effort. Pour vous donner une idée, il va falloir que je manipule 23 m3 de terre pour remplir mes 4 planches. Pour un tel volume, je vous conseille d’avoir beaucoup d’amis. Vous les invitez à un barbecue et vous leur servez une pelle avec l’apéro. Personnellement j’ai choisie d’utiliser une mini pelle.

Rassurez-vous ! L’effort qu’il faut fournir pour remplir ses premiers bacs surélevés est vite oublié. C’est tellement agréable de semer ou de récolter des légumes en restant droit. De plus, la position confortable n’est qu’un des nombreux bénéfices au jardinage debout, pour en découvrir d’autre vous prouvez lire cette article.

Le jardinage debout est une méthode que je conseille aux débutants car c’est très motivant. Par contre, je leur conseille de commencer avec des bacs surélevé d’une longueur maximum de 2m40. Les bacs plus courts sont plus faciles à fabriquer et à installer. Quand on découvre le jardinage, il faut commencer petit car les sources de découragement sont nombreuses.

Une fabrication différente.

Pour des planches de cultures de 6m de long pas question de les construire en atelier. Il faut les fabriquer en même temps qu’on les installe. C’est-à-dire qu’il faut commencer par mettre en place les 2 côtés de 1m20. La difficulté c’est de les placer précisément. L’utilisation de support à planter me parait aussi nécessaire pour assurer une bonne tenue du bac.

Apres les côtés, j’installe les renforts transversaux, et là encore il faut viser juste. Pour résister à la pression de la terre, il faut prévoir des traverses régulièrement installées à l’intérieur du bac. Je les placer de telles façons que le poteau tombe à l’intersection de 2 planches. Me permettant ainsi de les visser sur le poteau. Une fois ces éléments en place, je peux commencer à visser les premières planches qui formeront les côtés de 6 m.

Si vous êtes seul, la manipulation des planches de 4m n’est pas simple, c’est pour ca que j’utilise un petit support que je visse provisoirement sur le poteau central. Je peux facilement faire glisser la planche dessus et l’ajuster pour finalement la visser. Je commence par visser toutes les planches de 4m en prenant soin de les croiser. Quand toutes les planches sont vissées, il ne reste plus qu’à boucher les trous avec les planches plus courtes.

Une fois la structure terminé, je déroule la protection plastique à l’intérieur et je la fixe comme d’habitude avec des tasseaux.

Le diaporama de photos sera plus parlant que mes explications !

 

Si vous avez des questions, utilisez les commentaires ci dessous !

Dans le meilleur des mondes, quand on sème un rang de carotte ou d’un quelconque légume, on espère voir chaque graine lever et croitre jusqu’à ce que l’on puisse récolter les légumes espéré.

Mais ça c’est dans le meilleur des mondes, dans la vraie vie, il y a une multitude de paramètres qui vont influencer la germination des graines.Semis de graines de carotte

Les paramètres qui nuisent à vos semis

Les causes d’échec les plus courantes sont les prédateurs. Franchement si vous étiez une limace, vous n’auriez pas envie de vous régaler de jeunes pousses bien tendres ? En une nuit vous pouvez perdre tous vos semis sans même vous en rendre compte, c’est seulement après plusieurs semaine que vous allez vous inquiéter de ne rien voir germer.

Apres les limaces, il y a les oiseaux qui seront aussi friand de ces jeunes plantes, et qui risque de tous gâcher en grattant votre planche de culture. Le taux de germination des graines est aussi à considérer, sachez qu’il baisse à mesure des années.

Apres il y a les conditions climatiques. La température est déterminante pour voir lever les graines, une terre trop froide empêchera la germination.

L’humidité est à surveiller, comme les graines sont très proches de la surface, elles peuvent facilement se retrouver en manque d’eau

Et bien sur la lumière est aussi un facteur important, vous avez sans doute tous vu vos semis filer, a la recherche de lumière.

Bref, il y a beaucoup de facteurs qui risquent de compromettre vos semis. Quand la période critique est passée et que les plantes sont suffisamment développées, on a l’occasion de rectifier le tir.

Les plantes qui ne se repiquent pas

Dans beaucoup de cas après le semis, il faut éclaircir ! C’est-à-dire supprimer les plantes les plus petites afin de laisser de la place aux autres pour se développer. On va profiter de l’opération pour combler les trous dans le rang.

Malheureusement cette opération de repiquage ne peut pas se faire avec tous les légumes. Tous les légumes racine ne supporte pas le repiquage et les légumes de la famille des fabacées n’aiment pas trop ca non plus, comme les pois les haricots mais ça m’est déjà arrivé de déplacer un jeune plant de haricot avec succès et les fèves

 

Voyons ça en pratique :

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les semis, Yannick l’auteur du blog au-potager-bio.com a conçu un kit pour semeur

Si vous êtes un peu perdu quand vous entendez parler de semis en terrine, de semis en poquet ou en place. Si vous n’avez pas encore fait vos propres semis ou si vous n’avez pas réussi à obtenir de beaux plants résistants et faciles à repiquer, alors le kit de Yannick peut vous aider.

Vous y trouverez :

  • Des fiches pratiques sur les différentes techniques
  • Des vidéos pour voir les gestes à reproduire
  • Un guide avec tous les secrets pour réussir vos semis

 

Le kit du semeur 56653e

Dans moins de 5 minutes vous allez connaitre toutes les ficelles pour fabriquer un carré de potager esthétique et durable.

 

Les critères d’un bon carré de potager

 

Si vous êtes là, c’est surement que vous aimez les potagers en carrés, mais j’imagine que vous avez des milliers de question en tête et que ça vous freine pour commencer. Vous avez dû faire comme moi et chercher des carrés tous prêt à acheter. Moi à l’époque, quand j’ai fait mon premier carré ! D’ailleurs c’était un rectangle, il n’y avait rien de disponible à la vente c’était en 2003. C’est pour ça que j’ai commencé à construire les miens. Aujourd’hui les offres pullulent sur internet et franchement, il y en a qu’il vaut mieux éviter. Du coup j’imagine que vous êtes un peu perdu !

  • Faut l’acheter ?
  • Faut le construire ?

A la limite si vous en trouvez un qui répond aux critères que je vais vous donner alors oui vous pouvez l’acheter. Sinon ! Si vous voulez jouer de la scie, vous pouvez télécharger sur mon blog un plan détaillé pour le construire.

Vous savez pourquoi les produits à Apple ont beaucoup de succès ? C’est parce qu’il paraisse simple à utiliser. En gros : il y a 1 bouton et ça marche. Seulement ce que l’on ne voit pas derrières, c’est toute la complexité de la conception.

Pour les carrés de potager c’est pareil, ça parait tous simple ! En gros c’est 4 planches ! Mais vous allez comprendre que derrière, il y a un minimum de réflexion à avoir. Rassurez-vous ça sera pas du niveau des produits Apple.

Alors 4 planches oui ! Mais bien pensé. Votre carré c’est un peu la fondation de votre potager. C’est sur ce carré que vous allez reposer tous votre succès de jardiner. Voyons un peu ces critères qui vont faire de votre carré de potager, le carré idéal. Ces critère sont au nombre de 4 dont 2 absolument indispensables.

8 planches et non 4 !

Alors premier critère indispensable ! Ba ça ne sera pas 4 planches ! Mais 8 ! C’est important que ce carré soit constitué de 8 planches. c’est-à-dire que chaque côté soit formé avec 2 planches.

Pourquoi ? Pour qu’il soit durable. C’est-à-dire pour que vous puissiez changer une planche pourrie par le temps, sans tout vider. Il faut aussi que ces planches soient démontables sans fragiliser la structure ! Donc les carres dont vous assemblé les planches en les emboitant. Ba vous pouvez les exclure.

Concernant l’épaisseur des planches ! Là c’est une question de budget ! Plus vous êtes riche et plus vous pouvez prendre des planches épaisses et plus votre carré durera longtemps. Concernant le traitement du bois, c’est une question d’éthique ! Pour ma part j’utilise des voliges de charpente qui sont traitées pour être en classe 2. je ne vais pas m’étendre sur les traitements du bois ici. Sachez juste que les traitements vont de 1 à 5 ! 5 étant le traitement le plus durable.

Choisissez selon votre conscience, mais sachez qu’une planche mince et sans traitement durera toujours moins longtemps qu’une planche épaisse et traité.

Pas de motif décoratif

2eme critère indispensable : Vous pouvez exclure tous les carrés avec un motif un peu déco sur le dessus, il faut que le dessus du carré soit droit et lisse !

Quand je vous disais que ce carré aller être une fondation, c’est que l’on va poser des accessoires dessus. Ces accessoires vont vous permettre de lutter contre tous les fléaux du potager. Quand je parle de fléau, forcement je pense, en premier, aux limaces. Mais ça marche aussi contre les oiseaux, contre les chats, contre la piéride du chou. Mais ce n’est pas le sujet de la vidéo.

Il faut que le dessus du carré soit plat pour que la jonction entre le carré et l’accessoire soit étanche aux indésirables.

Voilà un exemple d’accessoire.

protection tunnel

Une bonne protection

3eme critère à débattre : La protection plastique. Personnellement je protège l’intérieur de mes carrés avec un plastique destiné à la protection des soubassements. L’intérêt de cette protection c’est de créer une lame d’air contre la face interne des planches. Cette lame d’air va permettre au bois de sécher plus facilement et ainsi prolonger sa durée de vie. L’autre avantage d’installer ce plastique à l’intérieur c’est de créer une barrière pour maintenir la terre quand vous voulez changer une planche par exemple.

Le gros problème, c’est qu’il est vendu en rouleau de 20m et qu’il coute 60€. Si vous avez seulement 2 carrés à construire, ça fait exploser le budget.

Alors je suis très partagé entre 2 conseils ! Soit je vous dis : si vous n’avez pas le budget ne mettez rien, au risque de rencontrer quelques problèmes le jour où vous allez vouloir changer une planche ! Et ça ! ca dépend de votre terre. Si votre terre est argileuse, il y a peu de chance que la terre ne se tienne pas toute seule. Par contre si votre terre est sableuse, c’est bien possible qu’au moment où vous enlever la planche que tous se casse la figure.

Le deuxième conseil c’est de mettre au moins un géotextile. Le problème du géotextile c’est qu’il va maintenir de l’humidité directement contre la face interne de la planche et accéléré sa décomposition. Par contre quand vous changerez la planche la terre sera maintenue par le géotextile. Alors concernant ce 3eme critère, c’est à vous de juger en connaissance de cause.

4 piquets

Le 4eme critère c’est une petite option à 2 francs 6 sous. Mais qui révolutionne un peu la mise en place des carrés. 4 petits piquets de bois vissés à l’intérieure et qui dépasse d’une 15 de cm. Ces 4 piquets permettent de mettre de niveau le carré très facilement. Sans avoir à vous soucier des imperfections du sol. Et dans le cas où vous choisissez une protection plastique. Les 4 piquets maintiennent le plastique en place

Voilà vous savez tous ! Vous pouvez maintenant choisir d’acheter ou de construire vos carrés de potager en partant sur de bonnes bases. Dans la vidéo suivante je vous dévoilerai comment remplir vos carrés pour créer un futur sol très fertile. Mais en attendant j’aimerais que vous fassiez une chose : Dites-moi en commentaire ci-dessous La chose qui vous bloque dans votre projet de réaliser un potager esthétique et productif.

 

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Vous n’avez peut-être pas la chance comme moi de pouvoir installer une 20ene de planche de cultures dans votre potager. Peut-être que pour vous la place est comptée. J’aimerais vous donner quelques trucs et astuces pour gagner de la place et augmenter vos récoltes.J’ai trouvé beaucoup de solutions dans le livre de Nicolas « mini potager, maxi récoltes ». On y trouve 4 catégories de pratiques à suivre pour booster ses récoltes.

 

mini maxi

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Boostez vos récoltes

Les distances de plantation

La première piste concerne les distances de plantation. Il faut déjà savoir que Nicolas ne jardine pas dans un potager en carré, mais dans un potager à plat traditionnel. Seulement au lieu de planter en ligne comme ce se pratique habituellement dans ce type de potager, Nicolas préfère planter en bloc. C’est-à-dire aux lieux d’avoir une ligne de 4 mètres avec 12 salades, il les organise de telles sortes à avoir un bloc de 4 par 3, mais sans jamais faire plus large que 1m20. Cette organisation permet de limiter les allées dans le potager traditionnel.

On retrouve en fait la largeur d’un carré de potager. La technique des blocs trouve sa place dans le potager en carré si vous disposez de suffisamment de planche de cultures et en fonction de la quantité de variétés que vous souhaitez cultiver. En bref, plus vous avez de planche de culture et plus vous allez pouvoir faire de gros blocs, pour aller jusqu’à remplir un carré de potager avec une seul variété.

Moins vous avec de planche de culture et plus vous allez diviser votre carré de potager, pour arriver jusqu’aux 9 divisions recommandé par le potager en carrés à la française.

Dans mon potager les planches de cultures sont occupées par 2 voire 3 variétés de légumes, de par la structure même du potager en carrés, cette notion de bloc se trouve automatiquement. Les planches de cultures sont des blocs.

Pour gagner encore un peu de place, Nicolas recommande de raccourcir les distances de semis recommandé sur les sachets de graines. C’est vrai qu’il voit large sur les sachets. Sur une largeur de 1m20, on devrait planter 4 laitues soit 16 laitues dans un carré de potager. Personnellement j’en plante 20. L’idée en rapprochant les légumes les uns des autres c’est que l’on ne puisse plus voir le sol une fois qu’ils sont arrivés à maturité.

Mélanger les légumes complémentaires

Une autre piste consiste à mélanger des légumes complémentaires, on va chercher à gagner de la place en jouant sur les cycles de croissance différents des légumes. Si je décide de cultiver des choux rouges, je ne pourrais pas en mettre plus de 3 sur une largeur de 1m20 et encore en trichant ! C’est-à-dire en faisant déborder les 2 choux plantés aux extrémités sur les allées. Le problème, c’est que les 3 choux vont prendre plusieurs mois avant d’occuper toute la place qui leur est réservé. Alors pourquoi ne pas planter 2 laitues dont la croissance est plus rapide entre les 3 choux ? On parle de culture intercalaire. Le chou est la culture principale et la laitue la culture intercalaire.

Pour continuer dans cette idée de mélanger des légumes complémentaire, on peut aussi regrouper des légumes dont le développement est diffèrent. Par exemple un poireau occupe très peu de surface au sol, sont développement est essentiellement en hauteur, tout comme le maïs ou les haricots qui eux auront besoin d’un support pour grimper. Quand vous planter des salades, il reste toujours un peu de place entre chaque pieds alors pourquoi ne pas en profiter. L’exemple le plus abouti est pour moi la technique des 3 sœurs. Une technique traditionnelle des indiens d’Amérique centrale qui consiste à cultiver du mais avec des haricots et des courges. Le mais sert de tuteur aux haricots et la courge sert de couvre sol. Une autre technique que je pratique aussi consiste à planter des poireaux dans les pieds de fraisiers.

Colonisez la dimension verticale

Si votre jardin est petit, un bon moyen de l’agrandir consiste à coloniser la dimension verticale. Il existe bon nombre de légumes qui soient sont capable de grimper et de s’accrocher a un support, soient pousse en émettant de longue tige que l’on a juste à guider et à accrocher sur un support. Les pois et les haricots sont les plus connus dans la famille des grimpants. Grace à leurs vrilles, les tiges s’accrochent toutes seules au support. Certaines variétés de haricot peuvent vraiment monter haut, idéalement, il faut les installer au fond du jardin, c’est-à-dire au nord, sur une grande palissade. Il faut éviter qu’ils ne fassent trop d’ombre au reste du potager. Dans le livre de Nicolas vous découvrirai de nombreux légumes à cultiver verticalement, ainsi que de multiple idée de support à créer vous-même.

Personnellement j’utilise aussi les jardinières verticales, qui pour une surface au sol de 0,2 mètre carré me donne 0,8 mètres carré de surface cultivable. Ces jardinières sont a installé idéalement en limite de potager. Par exemple on peut les inclure dans une clôture. En plaçant au nord de votre potager, vous créer en même temps une protection. Je réserve ce genre de jardinière a la culture de plante plus permanente comme les aromatiques. Ces plantes qui aiment le soleil et la chaleur s’acclimate très bien dans ces jardinières. Il faut cependant faire attention à la disposition que vous choisissez. Le haut de la jardinière est à réserver aux plantes qui ne supporte pas l’eau stagnante, voir qui aime les terrains secs comme la mélisse, la lavande, le thym.

Contrôlez le temps

La quatrième piste vous invite à contrôler le temps. Mais non pas question d’envoyer des spoutniks dans le ciel pour avoir du soleil tous les jours ! Il est plutôt question d’optimiser la planification de vos semis par rapport au calendrier. C’est tous a fait possible de faire plusieurs récolte sur une même parcelle. Savez-vous que dans les années 1900 les maraichers parisien faisant jusqu’à 10 récoltes sur une saison. On est loin du compte ! Bien peu de jardinier planifie leur semis. A titre d’exemple ! Quand vous récolter une salade, au bout de combien de temps utilisez-vous la place disponible ? Pour vous aider à planifier vos semis vous pouvez lire cet article.

Dans le livre de Nicolas allez découvrir des techniques pour faire pousser plus de légumes en gagnant du temps. Les cultures dérobées, les semis échelonnés et l’extension des saisons n’auront bientôt plus de secret pour vous. Vous aimeriez bien savoir ce que c’est la culture dérobées ! hein !!! Promis il s’agit pas d’aller piquer les légumes du voisin !

Conclusion

Pour conclure cette article, je vous propose de résumer ce que l’on vient de voir. Vous connaissez à présent les 4 voies qui vous permettront d’augmenter vos récoltes sans agrandir votre potager,

  • La première consiste à optimiser les distances de plantation,
  • Vous pouvez mélanger les légumes complémentaires
  • Rechercher la verticalité
  • Contrôler le temps

En fait je vous ai parlé de 4 catégories pour booster vos récoltes quand on a un petit potager, en fait il y en a une 5ieme que je vous laisserez découvrir dans le livre de Nicolas il est question de coloniser de nouveaux espaces,

Je vous remercie pour votre attention, à bientôt dans une prochaine vidéo

J’ai reçu hier matin un gros colis en provenance des Vosges. Une menuiserie m’a contacté il y a quelques semaines pour me proposer de réaliser mes modèles de bacs et de serre du potager. Pour un premier essai je leur ai confié la réalisation du bac sur pieds de 1m20 par 1m20. Ceux qui me suivent sur Facebook ont déjà pu voir les photos du bac en question. C’est vrai, qu’en voyant sa belle couleur chocolat, j’avais hâte de le recevoir et de l’assemblée. La couleur du bois est dû au procéder de stabilisation du bois. En effet la menuiserie a choisi d’utiliser du bois rétifié.

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Bac sur pied retifie 1024

Quèsaco le bois rétifié ?

En quelques mots c’est un bois torréfié ! À partir de différence essence comme le peuplier, le hêtre, le frêne, l’épicéa ou le pin. Le bois commence par subir un séchage très intense, pour au final passer dans un four à 240°C pendant 10 heures. Apres ce traitement le bois ne contient plus que 4% d’humidité et devient extrêmement dur. Il est aussi très stable, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de problème de déformation. Le traitement a aussi modifié sa composition en supprimant les sucres ce qui lui permet de résister aux champignons et aux insectes.

Ce bois est particulièrement bien adapté aux terrasses et aux pièces humides, alors je pense qu’il sera parfait pour fabriquer des carrés de potager.

L’assemblage du bac sur pieds

 

L’assemblage du potager

 

Aucunes difficultés, pourtant la menuiserie ne m’a même pas fourni un plan d’assemblage, mais au final le marquage sur les bois est suffisant. Il suffit trouver les lettres et de les faire correspondre. Le A avec le A et le B avec le B. J’ai tout de même noté une petit incohérence dans le marquage des planches qui constituent les côtés du bac. Rien de grave, j’ai demandé à ce que ce soit corrigé. J’en ai profité aussi pour leur demander de fournir un fond pour boucher la trappe de l’ascenseur a vers de terre. Je pense que tout le monde ne voudra pas installer les piliers de barrières pour raccorder les bacs à la vie du sol, alors il faut pouvoir boucher la trappe.

Une fois assemblé le bac est vraiment superbe ! Le bois est lisse les coupes sont nickels. C’est du potager haut de gamme !

Un prix élevé

Pour un produit haut de gamme, il faut un prix haut de gamme. Ce potager sur pieds de 1m20 par 1m20 en bois rétifié vous sera livré pour 549€. C’est le travail d’un artisan menuisier, sans comparaison avec les bacs des industriels du bois. Pour moi, ce genre de bac est à installer plus particulièrement sur une terrasse à proximité de votre maison. Son esthétique irréprochable serait peut-être un peu gâchée si vous l’installiez au fond du jardin.

Comme il est faut pour tous les prix, la menuiserie étudie une possibilité de vous proposer des bacs en bois non traité pour BEAUCOUP moins cher.

Normalement il y aura 4 gammes du moins cher au plus cher.

  • Pin non traité Classe 2
  • Douglas non traité mais Classe 3
  • Pin traité autoclave Classe 3
  • Bois rétifié Classe 4

Pour les bricoleurs, vous avez toujours la solution du fait maison, Comptez 130€ de matériaux.

 

Commander potager

A force de fabriquer des bacs, je fini par affiner ma technique. Quand je travaille j’aime bien être dans de bonnes conditions, alors je fais en sorte d’éviter les positions dans tous les sens. Pour la plupart des modèles que j’ai construits pas vraiment de chose pénible a effectué, sauf pour le bac surélevé de 1m20 par 2m40.

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Alors petite précision dans mes appellations : Les bacs surélevé sont à différencier des bacs sur pieds. Pour moi les bacs surélevés, partent du sol et surélève la terre jusqu’à 80cm de hauteur. Les bacs sur pieds porte la terre a 90cm de hauteur mais ne parte pas du sol, ils sont sur des pieds. J’imagine que pour la plupart d’entre vous cette différence est claire mais les nouveaux inscrits parfois se mélangent un peu les pinceaux.

 

bac sur pieds 1m20 par 2m40Carré 1m20 par 2m40 surélevé

Vous vous demandez peut être comment on choisit entre un modèle sur pied et un modèle surélève

Ba ça dépend !Sourire

  • En gros le choix se fait surtout en fonction de la quantité de terre disponible
  • De votre capacité de fabrication
  • De l’emplacement que vous avez choisi
  • Et de votre portemonnaie !

Bref ! Concernant le bac surélevé de 1m20 par 2m40, je n’avais pas vraiment trouvé de solution convaincante pour installer le plastique de protection. Souvent je demandais un coup de main à mon père pour le manipuler le bac.

A ce jour la meilleure solution que j’ai à vous proposer est d’installer le plastique quand le bac est posé au sol sur le côté.

Consulté le diaporama pour voir les étapes

Il reste à repasser le bac dans sa position normal, et là encore se présente une petite difficulté quand on est seul. Si vous faite basculer le bac, pour le mettre sur ses piquets, il y a de grandes chance que les piquets se cassent sous le poids du bac. Pour basculer le bac sans risquer de casser les piquets, il suffit de glisser des cales d’au moins 20 cm de haut sous le bac.

 

Carré 1m20 par 2m40 surélevé sur le coté brique

Ensuite placez-vous devant et tirez le haut du bac vers vous pour poser les piquets au sol. Une fois que vous avez posé les piquets au sol, vous pouvez enlever les cales. Quand le bac terminé, il faut le poser sur son emplacement définitif, malheureusement je n’ai pas encore trouvé de solution pour le déplacer seul. Il faut 2 bonnes paires de bras pour porter ce bac.

En résumé

  • Maintenant vous savez faire la différence entre les bacs surélevés et les bacs sur pieds
  • Avec la technique du roulé boulé, vous pouvez fixer le plastique de protection seul et ainsi faire toute la fabrication sans l’aide de personne, Il ne restera plus qu’à faire appel à un ami pour placer le bac
  • Les plans de construction pour ce bac seront ajoutés à la version en ligne du guide jardinage debout pour jardiner malin.

Vous vous demandez peut être ce que c’est que la version en ligne du guide, c’est un site privé qui reprend tous le contenu du guide, en fait c’est beaucoup plus facile pour moi de faire évoluer le guide sous cette forme, Je peux ajouter du contenu simplement sans passer par l’étape de la remise en forme. Enfin tout ça pour vous dire qu’il y a déjà plus de contenu sur le site privé que sur le guide, Alors pour ceux qui ont déjà le guide, vous pouvez vous inscrire gratuitement au site privé, Pour les autres profitez en car c’est encore le même prix que le guide.

Pour rejoindre le site privé :

inscrivez vous

 

 

Si vous avez des questions autour du guide, du site privé ou du jardinage debout. Les commentaires sous l’article sont faits pour ça !

Qu’est ce qu’une mini pelle vient faire dans un potager ? Je vous rabats les oreilles avec les commandements du potager, dont le premier est : tu ne retourneras plus ta terre et me voilà aux commandes d’une mini pelle !

Ba vous savez ! Si je devais recommencer mon travail, je lourai cette mini pelle dès le début !

Ma mini pelle 800

Utilisez une mini pelle au potager

Ne culpabilisez pas !

J’aimerais vous donner 3 bonnes raison de ne pas culpabiliser à l’idée d’utiliser ce genre d’engin. Je veux partager ça avec vous car je connais les réactions négatives que l’on récolte quand on fait ce choix.

Mini pelle ou pelle à main c’est pareil !

Quand on n’a pas la chance d’avoir un terrain bien nivelé, si on ne veut pas que nos planches de culture ressemblent aux montagnes russes, il faut mettre le sol de niveau. J’ai terrassé 88m2 à la pelle soit prêt de 18m3 ou 28tonnes. Vous vous doutez bien que je n’ai pas fait ça en 1 jour. Mais au final je les ai déplacé ces tonnes de terre. Avec ma pelle à main, j’ai cassé la structure de la terre et coupé bon nombres de vers de terre de la même façon que je peux le faire avec la mini pelle. Peu importe la façon d’on vous creusez, en décaissant les allées pour remplir vos bacs, vous détruisez l’habitat de nos plus précieux allié, les vers de terre.

Détruire pour mieux reconstruire

C’est vrai que l’on saccage tous en installant un potager, mais notre but n’est pas de saccager, mais de favoriser la biodiversité. Pourquoi naturellement les populations s’installer plutôt sur les rives des fleuves ou près des plages, plutôt qu’en plein désert ? Si on veut attirer les populations dans les desserts, il va falloir engager des gros travaux pour les faire venir. Dans le potager c’est pareil, il faut mettre en place les bonnes conditions pour accueillir cette biodiversité. C’est là que notre rôle est passionnant. Essayer de copier les écosystèmes naturels les plus riches. Pour l’instant l’homme n’a fait que les détruire.

Croyez-vous que votre terrain est naturel ?

Il y a des personnes qui me dise que d’utiliser ce genre d’engin pour remanier mon terrain ce n’est pas naturel. C’est vrai ! Mais est ce que la prairie sur laquelle je suis installé est naturel ? Certainement pas ! Il y a fort à parier qu’avant d’être une prairie c’était une forêt. Il y a surement des engins qui sont venu couper des arbres, des tracteurs qui ont labouré le sol, bref ma prairie c’était certainement un champ de bataille. Si j’attends après la nature pour transformer ma prairie en forêt, je risque de ne pas le voir de mon vivant. Alors oui, je vais utiliser des engins pour corriger rapidement la nature de mon terrain.

Changez la destination de votre terrain

Il faut bien vous dire qu’à partir du moment où vous changé la destination d’une parcelle de terre, vous bouleversé tout l’écosystème. Mon terrain d’origine est une prairie, avec quelques pommiers ici et là. Mon objectif est de transformer cette prairie en potager « exubérant ». A travers ce mot je veux dire que j’aimerais un potager ou tous pousse facilement ou les légumes sont imposant et en pleine santé. Pour atteindre cet objectif je dois modifier en profondeur cette prairie.

Conservez l’eau

Corriger la nature du terrain et changer sa destination c’est mon objectif et je compte bien utiliser les meilleurs outils pour y parvenir. L’usage de cette mini pelle, vous offre des perspectives inenvisageables à la main, comme maitriser l’écoulement des eaux pluviales pour les collecter dans un bassin par exemple. Pour que votre potager soit luxuriant, il faut de la chaleur et de l’eau. Donc pas question de gaspiller ! L’eau qui tombe du ciel doit rester chez vous ! Apres à vous de choisir la façon de la conserver : une citerne enterré, un bassin.

Changez la nature du sol

Concevez votre potager couverture 3D 250pixVous pouvez voir sur cette photo, que ma terre est argileuse, très argileuse. C’est de la colle, c’est long à se réchauffer et c’est lourd. Pourquoi ne pas profiter des travaux pour corriger la nature de votre sol. C’est le moment d’y ajouter une bonne dose de compost. Cette phase de diagnostic du sol est importante et il faut la prendre en compte avant de commencer. Un apport importante de matière organique vous fera gagner beaucoup de temps et stimulera la vie du sol. En l’espace d’une saison ou deux vous constaterez visuellement les bénéfices de cet amendement. Transformer le remblai autour de votre maison en terre riche et fertile c’est possible rapidement si vous anticipez l’installation de votre potager. Pour les débutants qui ne savent pas pour ou commencer et qui hésite encore à se lancer j’ai créé une méthode étape par étape. Vous pouvez consulter tous le programme de cette méthode en cliquant ici.

Protégez votre terrain

Pourquoi ne pas profiter aussi de protéger votre potager des influences néfastes du vent en plantant une haie sur talus. Autant ce genre de travaux est décourageant à la main, autant c’est motivant avec une pelle mécanique.

En résumé

Avec une pelle mécanique vous allez vous épargner beaucoup de difficulté. Vous pourrez de cette façon laisser plus de place à vos envies et votre imagination. Vous ne vous poserez plus la question de trouver la terre pour remplir vos bacs, puisque le décaissage de l’ensemble de la surface ne vous prendra qu’une demi-journée. Pourquoi faire cette opération difficile à la main alors qu’il existe des outils pour ça. Vous savez pourquoi je n’ai pas utilisé une mini pelle pour installer mon potager ? Juste par peur ! Peur de ne pas savoir l’utiliser, peur de devoir la louer des jours entiers et de pas m’en sortir.

Qu’est-ce que je regrette, de ne pas avoir étudié la question un peu plus. En 1 heure de temps je fais le travail de 2 jours à la main et à la fin de la journée je ne suis pas sur les rotules. Une pelle se loue en général moins de 200€ la journée. Et en 2 ou 3 heures vous serez suffisamment à l’aise pour mettre en place votre potager l’espace d’un Week-end.

 

Alors seriez-vous prêt à louer cette pelle ? Pensez-vous que c’est difficile à manier ?

Dans le dernier article je vous ai montré comment conserver vos légumes dans un tambour de machine à laver. Je vous expliquais que la capacité d’un tambour était trop petite pour envisager la conservation d’une production importante.

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C’est le livre de Claudia Lorenz-Ladener « Construire une cave naturelle » qui m’a mis sur le chemin du second silo que j’ai construit.

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un silo enterré ?

Je n’avais pas vraiment l’envie de me lancer dans la fabrication d’une cave, mais j’ai trouvé l’inspiration avec le silo enterrés. Dans le précèdent article vous avez pu voir comment on conservait les pommes de terre en silo autrefois. C’était un gros travail de fabriquer ce genre de silo, en plus il fallait recommencer chaque saison, et les pommes de terre n’était pas à l’abri des rongeurs et autres amateurs de tubercule. Le silo enterré permet le stockage permanent des légumes. Il offre les mêmes avantages qu’une cave :

  • Une protection contre le gel
  • Une protection contre les ravageurs
  • Une protection contre la lumière
  • Un taux d’humidité élevé
  • Une ventilation adaptée

Une fabrication simplifiée

Habituellement les silos enterrés sont fabriqués en briques ou en pierres, mais pour mon premier j’avais plutôt envie de tester la fabrication en bois. Je suis bien conscient que mes planches de bois dureront moins longtemps que des briques, mais ce n’est pas important car j’ai conçu ce silo afin de pouvoir remplacer une planche pourrie sans avoir à creuser. Toutes les planches sont visées par l’intérieur, et le plastique de protection fait une barrière pour retenir la terre le jour où je devrais changer une planche.

La fabrication ne pose pas de difficulté, en gros c’est un carré de potager avec la protection plastique à l’extérieur et 2 portes sur le dessus.

Ah oui ! Vous vous demandez peut être pourquoi j’ai mis en place 2 portes. Ba ! C’est pour créer une zone tampon que je pourrais isoler en cas de grand froid. Exactement comme avec la trappe au-dessus du tambour de machine à laver.

Dans ma conception, j’ai aussi rajouté des marches, pour descendre au même niveau que le fond du silo. Je trouve que ce n’est pas très pratique de devoir plongé au fond du tambour pour prendre quelques carottes, alors je voulais corriger ce problème pour mon silo enterré.

 

Construction d’un silo de conservation pour les légumes

Pour en savoir plus : Téléchargez les plans ici : La fabrication du silo de conservation

De l’humidité ! Mais pas d’eau !

Un taux d’humidité élevé permet une bonne conservation des légumes, par contre il faut absolument éviter la présence d’eau stagnante. C’est un peu le défi de ce silo, avec une profondeur de plus d’1 mètre, il y a de forte probabilité que l’eau finisse pas s’infiltrer à l’intérieur. J’ai installé mon silo sous un appentis collé à mon atelier, donc le silo est à l’abri de la pluie, seulement le cheminement de l’eau sous terre n’est pas facile à prévoir et malheureusement pour moi j’ai de l’eau qui coule à l’intérieur du silo après les fortes pluies. Il faut donc prévoir, une pompe de relevage. J’ai installé ma pompe dans un regard en béton muni d’une rehausse, sous le niveau du fond du silo. Ba vous avez compris, il faut creuser 60cm de plus en profondeur pour placer le regard.

En premier lieu j’ai installé une pompe de relevage avec un système de flotteur libre, mais ce genre de pompe n’est pas adapté, car le flotteur se coince souvent contre les parois du regard. Il vaut mieux installer une pompe avec un détecteur de niveau.

Question budget

Comptez environ 70€ pour la pompe à rajouter au 270€ pour le silo. 300€ ! Je ne sais pas vous dire si ça fait cher pour conserver des légumes. En fait tous dépend de la valeur que vous donnez à vos légumes, et c’est difficile de l’estimer en euro. Pour ma part cette valeur a fait un bon à la hausse quand j’ai découvert les vidéos du site vivrecru.org. Je ne vais pas me lancer dans des recommandations en terme d’alimentation car ce n’est pas l’objet de mon blog et d’autre le fond bien mieux que moi. Mais je dois dire que de mettre un peu le nez dans ce domaine m’a permis de voir mon potager sous un nouveau jour. Je cultive ma santé de demain. Alors 300 €, pour protéger des aliments de hautes valeurs nutritives ce n’est vraiment pas chère payer.

 

Et vous , quelle valeur donnez vous à vos légumes ?

Quand on envisage de produire plus. Rapidement, on ne peut plus consommer sa production à mesure qu’elle arrive à terme. Il faut envisager de la conserver. Seulement nos maisons modernes ont changé et les bonnes vielles caves se sont rares. Et quand on a la chance d’en avoir une comme moi, bien souvent elle est inutilisable car la chaudière y est installée.

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Dans ma cave il fait quasiment aussi chaud que dans ma maison. C’est dommage, car une cave qui a gardé ses caractéristiques d’autrefois est l’endroit idéal pour conserver ses légumes.

En fouillant l’internet à la recherche de solution je suis tombé sur une petite perle. La mise en place d’un silo de conservation dans les années 1950.

Cette vidéo ma donnée confiance dans le faite que l’on peut conserver sa production à l’extérieur. Bon je suis d’accord avec vous, je trouve que c’est un sacré boulot à faire ce silo et surtout je suis loin d’avoir une terre aussi légère et facile à travailler. Cette vidéo m’a aussi rappelé la technique employée par ma tante.

Conserver les légumes dans un tambour de machine à laver.

Allo tata !

Oui ?

Dis t’as pas un vieux tambour de machine à laver que t’utilise pas ?

Oh c’est possible je vais voir ca

 

Voilà la bête !

Le tambour de machine a laver pour conserver les legumes

Pour que la conservation soit efficace, il faut protéger les légumes du gel, et donc enterrer suffisamment le tambour. J’ai creusé de façon à mettre la porte du tambour à 20cm sous terre. Pour éviter que la terre ne tombe à l’intérieur du tambour à chaque ouverture et pour créer un volume au-dessus de la porte que je pourrais isoler en cas de forte gelé, j’ai construit une petite trappe.

 

Voilà la vidéo de fabrication :

 

Construction d’un silo avec un tambour de machine à laver.

 

Vous pouvez télécharger gratuitement les plans ainsi que le fichier 3D à l’adresse suivante :

http://faire-un-potager.fr/telechargez/tous-les-plan/

 

La mise en place du silo à partir d’un tambour de machine à laver, est devenue pour moi une alternative au bac à légumes de mon réfrigérateur. A tel point qu’aujourd‘hui, il est quasiment vide et que je pense le débrancher définitivement. Je vous rassure ce n’est pas seulement parce que j’ai installé un silo que je veux débrancher mon frigo c’est aussi surtout parce que j’ai changé d’alimentation.

Pour en revenir au silo, je dois admettre que le principe est idéal mais la capacité du tambour est bien trop petite pour envisager la conservation de ma production. J’ai donc continue à rechercher une solution. Je vous en parle la semaine prochaine.

 

Si vous avez des questions ou des commentaires, je vous écoute ! Sourire

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