Je me suis naturellement tourné vers le potager en carré pour son aspect esthétique. Avant même de connaitre le principe j’avais dans mon précédant jardin installé des planches de bois pour faire des bordures. Mon premier jardin ressemblait plutôt à des grands rectangles dans lesquels je cultivais en ligne. Le passage à la culture carrée selon les méthodes que l’on peut lire n’est pas sans difficultés, et bon nombre de débutants peuvent s’arracher les cheveux devant ce casse-tête.

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Morpion potager

Les difficultés du potager en carré.

Régulièrement je lis sur les forums les questions des débutants au sujet de la planification et de la rotation des semis dans les carrés de potager. C’est un peu toujours la même chose qui revient, c’est-à-dire un petit schéma des carrés, subdivisé en 9 ou 16 unités, avec le plan de semis des légumes.

Je me pose des questions concernant l’origine et l’intérêt d’une telle subdivision. Les arguments avancés par les auteurs de ces méthodes sont les suivants

  • Optimiser la croissance par la rotation des cultures
  • Disperser les variétés pour éviter les maladies
  • Associer les bons légumes entre eux

Très bien ! Effectivement voilà des principes qu’il est difficile de contester ! Il suffit d’observer les progrès et les problèmes de notre agriculture pour le comprendre. Mais voyons cela, un peu plus en détail.

La rotation des cultures.

J’ai déjà écrit un article à ce sujet, mais cette histoire de subdivision soulève de nouvelles questions. Je comprends parfaitement qu’à l’échelle d’un champ de blé, on ait besoin d’alterner les cultures. La présence d’une culture unique sur une si grande surface a forcément un impact sur le sol. Par contre à l’échelle de nos potagers, que l’on cultive en respectant le sol. Je me demande si cette rotation est aussi légitime. Rotation d’autant plus contraignante qu’elle s’applique à des parcelles de 30 ou 40 cm ! Comme si l’unité du sol pouvait se découper ! Et qui a le plus raison, dans cette histoire de rotation, entre les carrés de 30cm ou de 40cm. L’observation de la nature nous montrerait plutôt que la rotation des espèces se déroule sur des périodes bien plus grandes. En résumé une plantes s’installe sur un milieu qui lui convient, le colonise, modifie le milieu et fini par laisser la place à une autre espèce. Cette succession est si lente, que l’on pourrait être tenté de dire, par exemple que « les orties poussent toujours au même endroit »

Disperser les variétés.

Effectivement on peut imaginer qu’un champ de pomme de terre, puisse favoriser le développement du mildiou ou des doryphores. Avec un tel grade mangé, les insectes auraient tort de se priver. Toujours dans le cadre d’un potager qui vise un équilibre naturel, c’est-à-dire sans l’emploi de produit chimique pour pallier aux attaques d’insecte et de maladie. Je ne crois pas que de semer une salade dans un carré de 40 cm puis une autre salade 2 mètre plus loin, empêche la limace de passer de l’une à l’autre. La vision du potager au travers d’une grille de carré de 30cm est une vision que je compare de celle du médecin occidentale, c’est-à-dire contraire à la vision du médecin orientale qui observe le corps et l’esprit dans son ensemble.

Je crois qu’il faut plutôt regarder son jardin dans son ensemble, pour mieux comprendre les lois de cause à effets.

Associer les bons légumes.

Si vous taper association de légumes dans Google, vous allez tomber toujours sur les mêmes tableaux, qui nous recommande d’associer des fraises aux poireaux. D’où viens ces recommandations ? C’est certainement le fruit d’année d’observation de jardiner, et cette expérience a une grande valeur, mais peut-on vraiment l’appliquer dans notre potager ? Comme on peut dire communément : ça ne mange pas de pain ! Seulement on ne connait pas véritablement les mécanismes, et dans ces interactions, il me semble évident qu’il faille tenir compte du sol. Etant donné que l’on a tous des sols plus ou moins différents, je ne vois pas comment on peut établir de genre de règle.

Bien mais alors on fait quoi ?

Planification des semis d'un carré de potager selon les critéres Solaires

Les arguments en faveur d’un découpage chirurgical de nos carrés ne me semblent pas adaptés à la découverte du potager en carré par un débutant. De plus les bénéfices mesurables d’une telle méthode sont encore à démontrer. Le premier moteur à mon sens qui pousse les jardiniers vers le potager en carré est avant tout esthétique. On trouve tous sympa ces petits carrés de légumes bien délimité dont la surface nous parait accessible et peu contraignante. Cette facilité apparente est un peu contrarié par la complexité de la planification des cultures. L’idée de subdiviser aussi méticuleusement les carrés me parait aussi extrême que la mono culture d’une céréale sur des hectares de terre. Revenons à une approche plus simple qui ne changera pas la qualité et la quantité de vos récoltes, pour peu que vous preniez soins de votre terre et de l’environnement de votre jardin.

Concernant la division des carrés j’aurais plutôt tendance à prioriser l’exposition au soleil plutôt que d’hypothétique association. Dans mes carrés je continu de cultiver en ligne par soucis de simplicité, mais en veillant à choisir les légumes en fonction de leur développement. Le critère solaire est à mon sens bien plus important à satisfaire, l’organisation en ligne dans les carrés permet de créer des étages de plantes avec les plus petites sur le bord sud du carré pour finir avec les plus grandes au nord du carré.

Je vous prépare une petite planification 2012 Simplifiée ! Sourire

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