J’ai beau me balader régulièrement dans les forêts près de chez moi, je n’ai jamais croisé le jardinier qui s’occupe de toutes ces plantes. Il doit bien y avoir quelqu’un pour soigner des arbres aussi grand. Qui s’occupe de venir mettre du fumier tous les ans ? Et qui retourne la terre pour l’aérer ?

 

sable-herbe

Comment naît une forêt ?

Bon, personne n’a assisté à l’accouchement c’est vrai, mais on a quand même une bonne idée du cycle. A la base il y a un sol, pas forcément très fertile, des plantes pionnières arrivent à trouver un petit endroit un peu plus propice et s’y développent. Elles attirent un peu de vie en formant une litière constituée de résidu de feuille ou de plante morte. Cette litière favorise l’installation de nouvelles plantes, la litière s’enrichit et ainsi de suite. C’est très résumé ! Clignement d'œil

Je ne veux pas entrer dans les détails déjà parce que ça ne m’intéresse pas forcement et surtout parce que j’ai juste besoin de comprendre le principe pour l’appliquer à mon potager.

D’où la forêt tire sa croissance ?

A force d’accueillir des plantes de plus en plus grandes, on est en droit d’imaginer que le sol qui les accueille va finir par s’appauvrir. Toutes ces plantes tirent bien les éléments nutritifs dont elles ont besoin dans le sol. C’est là que j’imagine qu’un jardinier vient amender ce sol ! Bah non ! Il y a personne pour s’occuper du sol forestier, et pourtant les forêts continuent de croître.

La réserve de nourriture du sol serait-elle infinie ?

Le sol est constitué d’éléments minéraux issus d’une fragmentation de la roche, La pluie le vent et le gel sont les facteurs qui participent à sa naissance. Avec le temps, les fragments deviennent de plus en plus fins, ils passent de caillou, à sable, puis limon et argile. Dans tous ces fragments il y a un potentiel infini de réserve de nutrimenst. Tous les nutriments nécessaires à une catégorie de plantes ne sont peut-être pas présents, mais il y sera possible de les synthétiser grâce à la contribution de différents acteurs.

Mobilisation générale pour trouver ce qu’il manque.

Vous fabriquez votre pain ? Pas moi ! Je vais l’acheter chez le boulanger. Je fais appel à quelqu’un d’autre pour combler mes manques ou lacunes. Imaginons que le sol soit constitué de grains de blé et maïs et que nous soyons des plantes. Avant de pouvoir manger, il faut porter le grain à moudre. Pour cela on fait appel au meunier, puis on va confier la farine au boulanger, pour transformer cette farine. Il va devoir lui aussi demander l’aide des levures. Pour les plantes c’est pareil. Les racines des plantes sont capables de secréter des substances qui vont attirer des bactéries ou des champignons nécessaires à l’extraction d’un élément dont la plante a besoin.

Enseignement pour le jardinier

Malgré une compréhension superficielle des principes naturels, le jardinier peut déjà tirer un large profit de cette observation.

Les mécanismes évoqués plus haut sur la naissance d’un forêt sont très lents. Et si on attend après on n’est pas sûr de pouvoir goûter du radis. Notre rôle serait celui d’un catalyseur qui accélère le temps. Je veux dire par là que l’on peut considérablement aller plus vite que la nature pour constituer un potager riche.

On a vu que c’est la litière qui attire la vie et favorise l’installation de nouvelle plante, alors copions ce principe, en participant à la constitution de cette litière. On remarque aussi qu’avec le temps la richesse des variétés de plantes augmentent. Alors semons et plantons cette diversité. Des annuelles, des vivaces, des fleurs, des légumes, des arbres. Bref, on ne doit pas trouver que des radis dans notre potager.

Voilà tout ! Rien de plus à faire ! Avez-vous déjà vu quelqu’un retourner le sol de la forêt, ou épandre de l’engrais ?

 

Pensez-vous que la réserve de nutriments de votre sol est infinie?

13 Commentaires
  1. Pascal 7 années Il y a

    Bonjour,

    Je suis en accord total avec ce document, j’essaie moi aussi de recréer ou d’entretenir ce phénomène dans mon modeste jardin, rien n’est jeté, tout est rendu sous forme de paillis dans les plates bandes et carrés, et la multitude d’animaux et de champignons travaillent gratuitement pour moi.

    Je te souhaite une agréable journée

    Pascal

  2. El houssain 7 années Il y a

    Bonjour, en lisant votre message et vu l’utilité des engrais verts ou naturels, je suis entrain de penser à créer une petite plateforme de compostage du fumier et des déchets végétaux. Si vous pouvez m’orienter n’hésiter pas.
    Merci.

  3. thierry 7 années Il y a

    bonjour, moi j’habite juste près de cette foret et pour en recréer le principe j’y puise quelques uns de ces éléments qu’elle crée. Quelques sacs poubelles de 100 litres, un rateau et une bonne réserve de feuilles et la en avant, une bonne couche de feuille, des déchets de tonte, tout les autres déchets, des feuilles, des déchets de tonte etc etc .
    tout cela dans un carré de plantation qui ne sera pas utilisé avant un an.
    Fin de saison une bonne couche de fumier de cheval, de la terre par dessus un hiver couvert au chaud sous un plastique perforé et dès le début de l’année prochaine, je suis parti pour avoir des légumes comme les arbres de la foret.
    les puristes vont hurler au loup, mon dieu il pille la nature mais que sont mes quelques sacs de feuilles prélever ci et là face aux milliers de tonne qui tombent chaque année.
    je vous souhaite une bonne journée et un bon jardinage

    • Auteur
      Loïc Vaucli 7 années Il y a

      Bonjour Thierry

      Pour éviter de vous mettre les puristes sur le dos, faites comme moi !

      Je rammasse les feuilles en ville ! Remarque même en ville ca en gêne certain ! Allez faire un tour ici http://mon-potager-en-carre.fr/potager-sans-fatigue/faites-travailler-la-nature-pour-vous-1118 pour savoir ce qui m’est arrivé en ramassant les feuilles ! 🙂

    • JANAY 7 années Il y a

      Bonjour Thierry,
      Un paysagiste français a expliqué les étapes de l’évolution d’une friche vers un bois puis une forêt, il s’agit de Gilles Clément dans son ouvrage “Le jardin en mouvement” Dans mon terrain accidenté, la partie non taillée depuis plusieurs années est devenue une “friche armée” c’est à dire, envahie de ronces mais parmi ces ronces poussent les frênes, les acacias, les genêts, les aubépines puis les chênes. Progressivement en grandissant ces arbres limiteront le roncier et cela évolura tout doucement vers un bois.

  4. jean 7 années Il y a

    Le contenu peut être intéressant mais votre « ortograve » n’est pas à la hauteur de vos efforts de présentation. Cela fatigue et détourne de votre site. Dommage.
    Il faudrait probablement commencer par lire plus que l’on écrit. Puisque vous utilisez un ordinateur, demandez-lui au moins de vous prêter son dictionnaire et son correcteur orthographique.

    • thierry 7 années Il y a

      De fait, certains tapent leur texte rapidement entre deux travaux de jardinage et ne prennent pas le temps de les relire avant de les poster. Cependant, je pense que nous sommes sur un site dédié au jardinage et non sur le site de l’académie française. Si la forme vous dérange plus que le fond, arrêtez donc votre lecture, et passez donc à autre chose.
      Vos réflexions sur le fond des articles sont susceptibles de nous intéresser, le reste est inutile.
      Bon jardinage

    • Auteur
      Loïc Vaucli 7 années Il y a

      Bonjour Jean

      Je suis bien d’accord avec vous ! 🙂 mais en aucun cas mon orthographe déplorable ne viendra me freiner. Je cherche des solutions a ce problème !

  5. jean 7 années Il y a

    le fond est plus beau quand il est complété par une forme aboutie. Si vous jardinez vraiment cela ne vous aura pas échappé.

    • Myriam 7 années Il y a

      N’hésitez pas à nous faire part de vos connaissances em matière de jardinage, vos remarques plus que suffisantes ne nous apportent rien.
      Merci Loîc pour votre partage et continuez.
      C’est toujours un plaisir de recevoir votre courriel

  6. Isa d'Ecolo-bio-nature 7 années Il y a

    Bonjour,

    J’essaye de rendre à la terre tout ce que je lui prends. Les déchets de tonte vont en partie sur le compost, en partie en paillis. Idem pour les mauvaises herbes (sauf celles servant à faire des purins) ; si elles sont en graines, elles sont d’abord mises à macérer dans un seau d’eau, pour provoquer la germination des graines. Les restes de légumes et de fruits passent par les poules puis finissent aussi de la même façon. Les branchages sont transformés en BRF, qui sert lui aussi de paillis.
    Je cultive sur buttes paillées et ne retourne pas la terre.
    Avec ces façons de procéder, le travail mais également les arrosages sont limités, pour de très bons résultats.

    Amicalement,
    Isabelle

    • bricoleur_amateur 7 années Il y a

      je m’y suis mis moi aussi
      fini la corvée pour aller jeter les déchets vert à la déchetterie (bon OK, elle est à 500m de chez moi)

      pour les résultats, verdict en fin de saison !

  7. thomas 7 années Il y a

    Pourquoi ne pas proposer a Loïc de contribuer au perfectionnement des articles de ce site avec votre connaissance en orthograophe ? Comme le meunier qui aide à la création du pain.

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