Archive pour la catégorie ‘Technique culturale’

Vous n’avez peut-être pas la chance comme moi de pouvoir installer une 20ene de planche de cultures dans votre potager. Peut-être que pour vous la place est comptée. J’aimerais vous donner quelques trucs et astuces pour gagner de la place et augmenter vos récoltes.J’ai trouvé beaucoup de solutions dans le livre de Nicolas « mini potager, maxi récoltes ». On y trouve 4 catégories de pratiques à suivre pour booster ses récoltes.

 

mini maxi

button

Boostez vos récoltes

Les distances de plantation

La première piste concerne les distances de plantation. Il faut déjà savoir que Nicolas ne jardine pas dans un potager en carré, mais dans un potager à plat traditionnel. Seulement au lieu de planter en ligne comme ce se pratique habituellement dans ce type de potager, Nicolas préfère planter en bloc. C’est-à-dire aux lieux d’avoir une ligne de 4 mètres avec 12 salades, il les organise de telles sortes à avoir un bloc de 4 par 3, mais sans jamais faire plus large que 1m20. Cette organisation permet de limiter les allées dans le potager traditionnel.

On retrouve en fait la largeur d’un carré de potager. La technique des blocs trouve sa place dans le potager en carré si vous disposez de suffisamment de planche de cultures et en fonction de la quantité de variétés que vous souhaitez cultiver. En bref, plus vous avez de planche de culture et plus vous allez pouvoir faire de gros blocs, pour aller jusqu’à remplir un carré de potager avec une seul variété.

Moins vous avec de planche de culture et plus vous allez diviser votre carré de potager, pour arriver jusqu’aux 9 divisions recommandé par le potager en carrés à la française.

Dans mon potager les planches de cultures sont occupées par 2 voire 3 variétés de légumes, de par la structure même du potager en carrés, cette notion de bloc se trouve automatiquement. Les planches de cultures sont des blocs.

Pour gagner encore un peu de place, Nicolas recommande de raccourcir les distances de semis recommandé sur les sachets de graines. C’est vrai qu’il voit large sur les sachets. Sur une largeur de 1m20, on devrait planter 4 laitues soit 16 laitues dans un carré de potager. Personnellement j’en plante 20. L’idée en rapprochant les légumes les uns des autres c’est que l’on ne puisse plus voir le sol une fois qu’ils sont arrivés à maturité.

Mélanger les légumes complémentaires

Une autre piste consiste à mélanger des légumes complémentaires, on va chercher à gagner de la place en jouant sur les cycles de croissance différents des légumes. Si je décide de cultiver des choux rouges, je ne pourrais pas en mettre plus de 3 sur une largeur de 1m20 et encore en trichant ! C’est-à-dire en faisant déborder les 2 choux plantés aux extrémités sur les allées. Le problème, c’est que les 3 choux vont prendre plusieurs mois avant d’occuper toute la place qui leur est réservé. Alors pourquoi ne pas planter 2 laitues dont la croissance est plus rapide entre les 3 choux ? On parle de culture intercalaire. Le chou est la culture principale et la laitue la culture intercalaire.

Pour continuer dans cette idée de mélanger des légumes complémentaire, on peut aussi regrouper des légumes dont le développement est diffèrent. Par exemple un poireau occupe très peu de surface au sol, sont développement est essentiellement en hauteur, tout comme le maïs ou les haricots qui eux auront besoin d’un support pour grimper. Quand vous planter des salades, il reste toujours un peu de place entre chaque pieds alors pourquoi ne pas en profiter. L’exemple le plus abouti est pour moi la technique des 3 sœurs. Une technique traditionnelle des indiens d’Amérique centrale qui consiste à cultiver du mais avec des haricots et des courges. Le mais sert de tuteur aux haricots et la courge sert de couvre sol. Une autre technique que je pratique aussi consiste à planter des poireaux dans les pieds de fraisiers.

Colonisez la dimension verticale

Si votre jardin est petit, un bon moyen de l’agrandir consiste à coloniser la dimension verticale. Il existe bon nombre de légumes qui soient sont capable de grimper et de s’accrocher a un support, soient pousse en émettant de longue tige que l’on a juste à guider et à accrocher sur un support. Les pois et les haricots sont les plus connus dans la famille des grimpants. Grace à leurs vrilles, les tiges s’accrochent toutes seules au support. Certaines variétés de haricot peuvent vraiment monter haut, idéalement, il faut les installer au fond du jardin, c’est-à-dire au nord, sur une grande palissade. Il faut éviter qu’ils ne fassent trop d’ombre au reste du potager. Dans le livre de Nicolas vous découvrirai de nombreux légumes à cultiver verticalement, ainsi que de multiple idée de support à créer vous-même.

Personnellement j’utilise aussi les jardinières verticales, qui pour une surface au sol de 0,2 mètre carré me donne 0,8 mètres carré de surface cultivable. Ces jardinières sont a installé idéalement en limite de potager. Par exemple on peut les inclure dans une clôture. En plaçant au nord de votre potager, vous créer en même temps une protection. Je réserve ce genre de jardinière a la culture de plante plus permanente comme les aromatiques. Ces plantes qui aiment le soleil et la chaleur s’acclimate très bien dans ces jardinières. Il faut cependant faire attention à la disposition que vous choisissez. Le haut de la jardinière est à réserver aux plantes qui ne supporte pas l’eau stagnante, voir qui aime les terrains secs comme la mélisse, la lavande, le thym.

Contrôlez le temps

La quatrième piste vous invite à contrôler le temps. Mais non pas question d’envoyer des spoutniks dans le ciel pour avoir du soleil tous les jours ! Il est plutôt question d’optimiser la planification de vos semis par rapport au calendrier. C’est tous a fait possible de faire plusieurs récolte sur une même parcelle. Savez-vous que dans les années 1900 les maraichers parisien faisant jusqu’à 10 récoltes sur une saison. On est loin du compte ! Bien peu de jardinier planifie leur semis. A titre d’exemple ! Quand vous récolter une salade, au bout de combien de temps utilisez-vous la place disponible ? Pour vous aider à planifier vos semis vous pouvez lire cet article.

Dans le livre de Nicolas allez découvrir des techniques pour faire pousser plus de légumes en gagnant du temps. Les cultures dérobées, les semis échelonnés et l’extension des saisons n’auront bientôt plus de secret pour vous. Vous aimeriez bien savoir ce que c’est la culture dérobées ! hein !!! Promis il s’agit pas d’aller piquer les légumes du voisin !

Conclusion

Pour conclure cette article, je vous propose de résumer ce que l’on vient de voir. Vous connaissez à présent les 4 voies qui vous permettront d’augmenter vos récoltes sans agrandir votre potager,

  • La première consiste à optimiser les distances de plantation,
  • Vous pouvez mélanger les légumes complémentaires
  • Rechercher la verticalité
  • Contrôler le temps

En fait je vous ai parlé de 4 catégories pour booster vos récoltes quand on a un petit potager, en fait il y en a une 5ieme que je vous laisserez découvrir dans le livre de Nicolas il est question de coloniser de nouveaux espaces,

Je vous remercie pour votre attention, à bientôt dans une prochaine vidéo

Imaginez les lecteurs d’un roman pouvoir dire à l’auteur, Hum ça serait bien si vous changiez la fin de l’histoire. Aujourd’hui c’est possible avec internet.

 

Un extrait des guides

Les lecteurs du guide « jardinage debout pour jardinier malin » m’ont fait des remarques sur la conception de mes bacs surélevés. Ils leurs semblaient difficile de les réaliser. J’ai ressortir la planche à dessin pour les simplifier. Il fallait trouver des assemblages plus simple mais tous aussi solide que les tenons et mi-bois. J’ai eu l’idée en me baladant dans les rayons de mon magasin de bricolage préféré. Des manches à balais !

 

Des manches à balais pour assembler

Oui des manches à balais en guise de tourillons. De coup je peux enlever tous les tenons et mi-bois, et conserver un assemblage solide et esthétique. L’idée d’utiliser des équerres métalliques ne me convient vraiment pas, cela dit, j’ai quand même prévu d’ajouter un guide d’assemblage avec des équerres. Ce guide permettra aux moins bricoleurs d’entre vous de fabriquer les bacs surélevés sans difficultés.

Pour le moment l’assemblage avec des tourillons me semble être le parfait compromis entre l’esthétique et la facilité de fabrication. Je ne me suis pas contenté de revoir mes plans, j’ai aussi pensé qu’il n’est pas évident de bricoler avec un guide électronique et imprimer les 56 pages du guide n’est pas n’ont plus satisfaisant.

Les guides d’atelier

Pour remédier au problème j’ai conçu les guides d’atelier. Aujourd’hui avec le guide principale, il y a 4 guides d’atelier à imprimer. Les guides d’atelier sont des résumés étapes par étapes de la fabrication d’un modèle de bacs ou de jardinières. Vous trouverez le guide pour fabriquer

  • Le bac surélevé de 2 m 40 par 1 m 20
  • Le bac surélevé de 1 m 20 par 1 m 20
  • Le bac surélevé de 60 cm par 1 m 20
  • La jardinière à 3 niveaux

Avoir sous les yeux le plan de fabrication facilite le travail, ils font moins de 10 pages recto verso.

 

20 Vidéos pour vous aider

Pour aller encore plus loin dans l’assistance à la fabrication, j’ai tourné une série de vidéos dans lesquelles vous pouvez me suivre dans toutes les étapes de fabrication d’un modèle de bacs de 2m40 par 1m20. Il y a 14 vidéos qui complètent les étapes du guide à imprimer, 5 vidéos sur les techniques de bricolages et 1 vidéo pour réaliser le gabarit de perçage.

Coté construction et mise en place, je crois que j’ai fait le plus gros. Vos remarques restent les bienvenus et je ne manquerai pas de continuer à apporter les modifications nécessaires en fonction de vos demandes.

 

Pour bientôt

Reste à travailler sur le côté culture. Dès le printemps je vais travailler sur la création de supports PDF et vidéos pour vous aider à cultiver au mieux vos bacs surélevés. Les sujets traités seront :

 

  • L’organisation des plantation
  • L’amendement des bacs
  • La culture des légumes adaptés
  • L’utilisation des allées comme zone de culture

 

Surtout n’hésitez pas à demander ce que vous aimeriez trouver en plus au sein de ce guide.

Après mon article sur la rotation des cultures, je vous avais promis d’écrire sur les associations. Le sujet de la rotation date du mois de décembre 2011, peut être que vous pensiez que j’avais oublié ou que je me défilais ! Si j’ai mis autant de temps c’est que je n’étais pas satisfait de ce que je pouvais lire.

Comment peut-on faire des tableaux de légumes à associer les uns avec les autres. Ça parait tellement facile sur le papier. On dirait que l’on peut résumer la croissance d’une plante à la présence ou non d’une voisine de palier favorable.

On est bien d’accord que ce n’est pas le fait de mettre des poireaux avec des carottes qui va nous garantir de faire des bonnes soupes cet hiver ! Et pourquoi faudrait mettre des poireaux à côté des carottes ? Qui a dit ça ? Y a-t-il une explication scientifique ?

Vous allez me dire : oui ! Mais il n’y a pas besoin d’un scientifique pour constater que si je mets des poireaux avec mes carottes, j’ai un meilleur résultat !

C’est vrai ! Mais pensez-vous que cette observation faites par quelques jardiniers peut s’appliquer chez vous ?

Association de legumes

Oui ! Les plantes communiquent.

Comme nous l’explique Guylaine Goulfier, les plantes sont en échange permanant avec l’environnement et plus particulièrement avec le sol. Elles sont capables de produire des substances chimiques par leurs racines pour attirer des populations de bactérie particulière. La plante attire les bactéries qui vont lui permettre de combler un manque ou même de l’aider à lutter contre une maladie.

Si les plantes sont capable d’agir sur des populations de bactéries ou de champignons, il n’y a pas de raisons qu’elles ne soient pas capable d’agir sur d’autre plantes. On sait que des plantes produisent des cocktails de stérilisation pour empêcher des graines de germer dans leur voisinage proche. D’autre ; plus connu, comme les plantes de la famille des pois, secrètent des substances capables d’attirer les bactéries qui fixent l’azote et d’en faire profiter leurs voisines.

Tout ça pour dire que ça communique sous nos pieds ! Et que cette communication est étroitement liée à la nature du sol et au climat. Donc dépendant de variables toujours différentes d’un jardin à l’autre.

Non ! Il n’y a pas de règles

Si un jardinier remarque que les poireaux et les carottes mélangé entre eux se développent très bien, il ne peut pas tirer la conclusion que ce mariage sera réussi dans tous les potagers. Il ne faut pas oublier l’essentiel ! Les associations et les rotations ont des conséquences négligeable au regard d’un manque de lumière ou d’eau ! Alors pourquoi se casser la tête à suivre des tableaux contraignants ?

La seule règle que l’on peut suivre est celle de la biodiversité ! Il faut mélanger le plus possible. Favoriser la relation entre les plantes, en leur permettant de profiter des capacités différentes de leur voisines.

Les histoires de rotation et d’associations rendent le potager compliqué. Pourquoi se concentrer du côté qui nous échappe ?

On sait peu de chose mais ce que l’on connait fonctionne alors appliquons les :

  • Ne plus retourner la terre
  • Couvrir la terre en permanence
  • Avec des engrais verte au mieux sinon du paillage végétale
  • Conservons nos déchets verts pour les composter en surface.
  • Favorisons la biodiversité

Je crois qu’il y a beaucoup mieux à faire au potager que de respecter :

  • D’hypothétiques tableaux d’association
  • De contraignantes règles de rotation.

 

Et si on réfléchissait plutôt comme organiser notre potager pour rendre le travail facile et rapide ?

 

J’ai beau me balader régulièrement dans les forêts près de chez moi, je n’ai jamais croisé le jardinier qui s’occupe de toutes ces plantes. Il doit bien y avoir quelqu’un pour soigner des arbres aussi grand. Qui s’occupe de venir mettre du fumier tous les ans ? Et qui retourne la terre pour l’aérer ?

 

sable-herbe

Comment naît une forêt ?

Bon, personne n’a assisté à l’accouchement c’est vrai, mais on a quand même une bonne idée du cycle. A la base il y a un sol, pas forcément très fertile, des plantes pionnières arrivent à trouver un petit endroit un peu plus propice et s’y développent. Elles attirent un peu de vie en formant une litière constituée de résidu de feuille ou de plante morte. Cette litière favorise l’installation de nouvelles plantes, la litière s’enrichit et ainsi de suite. C’est très résumé ! Clignement d'œil

Je ne veux pas entrer dans les détails déjà parce que ça ne m’intéresse pas forcement et surtout parce que j’ai juste besoin de comprendre le principe pour l’appliquer à mon potager.

D’où la forêt tire sa croissance ?

A force d’accueillir des plantes de plus en plus grandes, on est en droit d’imaginer que le sol qui les accueille va finir par s’appauvrir. Toutes ces plantes tirent bien les éléments nutritifs dont elles ont besoin dans le sol. C’est là que j’imagine qu’un jardinier vient amender ce sol ! Bah non ! Il y a personne pour s’occuper du sol forestier, et pourtant les forêts continuent de croître.

La réserve de nourriture du sol serait-elle infinie ?

Le sol est constitué d’éléments minéraux issus d’une fragmentation de la roche, La pluie le vent et le gel sont les facteurs qui participent à sa naissance. Avec le temps, les fragments deviennent de plus en plus fins, ils passent de caillou, à sable, puis limon et argile. Dans tous ces fragments il y a un potentiel infini de réserve de nutrimenst. Tous les nutriments nécessaires à une catégorie de plantes ne sont peut-être pas présents, mais il y sera possible de les synthétiser grâce à la contribution de différents acteurs.

Mobilisation générale pour trouver ce qu’il manque.

Vous fabriquez votre pain ? Pas moi ! Je vais l’acheter chez le boulanger. Je fais appel à quelqu’un d’autre pour combler mes manques ou lacunes. Imaginons que le sol soit constitué de grains de blé et maïs et que nous soyons des plantes. Avant de pouvoir manger, il faut porter le grain à moudre. Pour cela on fait appel au meunier, puis on va confier la farine au boulanger, pour transformer cette farine. Il va devoir lui aussi demander l’aide des levures. Pour les plantes c’est pareil. Les racines des plantes sont capables de secréter des substances qui vont attirer des bactéries ou des champignons nécessaires à l’extraction d’un élément dont la plante a besoin.

Enseignement pour le jardinier

Malgré une compréhension superficielle des principes naturels, le jardinier peut déjà tirer un large profit de cette observation.

Les mécanismes évoqués plus haut sur la naissance d’un forêt sont très lents. Et si on attend après on n’est pas sûr de pouvoir goûter du radis. Notre rôle serait celui d’un catalyseur qui accélère le temps. Je veux dire par là que l’on peut considérablement aller plus vite que la nature pour constituer un potager riche.

On a vu que c’est la litière qui attire la vie et favorise l’installation de nouvelle plante, alors copions ce principe, en participant à la constitution de cette litière. On remarque aussi qu’avec le temps la richesse des variétés de plantes augmentent. Alors semons et plantons cette diversité. Des annuelles, des vivaces, des fleurs, des légumes, des arbres. Bref, on ne doit pas trouver que des radis dans notre potager.

Voilà tout ! Rien de plus à faire ! Avez-vous déjà vu quelqu’un retourner le sol de la forêt, ou épandre de l’engrais ?

 

Pensez-vous que la réserve de nutriments de votre sol est infinie?

Les pommes de terre n’ont parait-il pas leur place dans le potager en carrés, elles prennent trop de place ! Mais franchement à côté d’un pied de choux rouge c’est de la rigolade. Personnellement je trouve que l’on peut sans problème faire une petite place pour un tubercule par carré.

Bien sûr vous n’allez pas produire assez pour faire vos soupes tous l’hiver. L’idée serait plus d’avoir quelques pieds de variétés savoureuses pour se faire une bonne poêlée de pommes de terre nouvelles.

 

Plants de pommes de terre

La culture des pommes de terre à la mode des anciens

Vous avez surement déjà entendu dire de ne pas trop se précipiter pour planter les patates, il faut attendre la fin des gelées tardives. Parfois c’est difficile de se contenir quand on se balade en jardinerie et que dès février on trouve des barquettes.

Bref une fois en possession de la cagette, il faut planter les tubercules, mais avant ça. Les anciens auront pris soin de préparer leur terre en la retournant en profondeur et en la fumant soigneusement. Un travail de titan ! Ensuite dans un sillon de 15 cm on placera les tubercules espacé de 30cm.

Et comme ils s’ennuient, une fois que la pomme de terre a pointé le bout de son nez, les anciens ressortent leurs outils pour aller les butter. Il ne s’agit pas de les massacrer à coup de pelle, mais plutôt de former une petite butte de terre autour du pied pour stimuler la croissance des tubercules.

Je les taquine les anciens, mais en fait j’ai fait pareil pendant des années. Cette méthode est pratiquée depuis des lustres et donne de bons résultats dans le cadre du potager classique.

Voilà les conseils du jardinier sarthois ! Vas-y Michel ! Sourire Je suis moqueur mais je ne fais pas mieux devant la caméra ! Sourire


Le Jardinier Sarthois : Cultiver les Pommes de… par lmtvsarthe-wizdeo

Apres la méthode des courageux, place au laisser faire !

Non je ne suis pas très courageux quand il est question de sortir les pelles et les fourches. Il n’a pas fallu me convaincre longtemps de ne plus retourner ma terre. Pour ce qui concerne ma culture des patates made in Sotteville. Laissez-moi vous raconter comment j’ai découvert ça.

Durant l’hiver 2010 2011, j’ai utilisé tout le contenu de mon bac a compost pour constituer une lasagne. Il se trouve que dans ce compost il y avait des vieilles patates toutes flétries que je venais de jeter. Elles étaient stockées dans ma cave et venais de ma production de l’année précédente. Il y avait des vitelottes des rosevals et des bintjes.

Apres avoir terminé ma lasagne, j’ai constaté dès fin janvier que des pieds de pomme de terre sont sorti. Je me suis dit, je les laisse de toute façon le gel se chargera bien de les faire crever.

Seulement le gel n’a rien fait, les plants sont resté bien en place et m’ont donné une belle récolte en comparaison de l’effort que j’avais fourni pour les avoir.

Du coup j’ai retenté l’opération cette année. Au lieu de récolter et de stoker mes plant dans ma cave, j’ai simplement laissé des tubercules en place. J’en ai planté à droite à gauche.

Les feuilles sont sorties très tôt, et malgré les gelées elles sont restées vigoureuse. Je n’explique pas comment elles résistent mais je dois bien constater qu’elles ne subissent pas le froid de la même façon. C’est peut-être dû au fait que les tubercules restent en place tout l’hiver.

De plus je ne casse pas la tête non plus à les butter, ma seule action est de les récolter et de laisser une patate en place.

 

Comment vous les cultivez les patates ?

Ça commence à se réveiller dans le jardin, hier j’ai vu quelques insectes voler autour des jonquilles. Vous avez surement déjà semé quelques radis, et pour ma part, ils ont déjà germé. Seulement, le réveil, c’est pour tout le monde, même ceux que l’on aimerait voir dormir un peu plus longtemps.

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Voile de forcage p17 sur carre potager

Protéger ses carrés.

Les ennemis sont nombreux et actifs en ce moment, de plus le paillage à un gros inconvénient, il sert de refuge aux gastéropodes en tous genres. En plus d’avoir des limaces prêtent à bouloter nos jeunes plantations ; des oiseaux, comme les merles, savent aussi très bien que s’ils grattent un peu, ils trouveront de quoi becqueter sous les feuilles.

Je retrouve tous les jours des trous fait par les merles dans les carrés de potager, la terre à nu et les feuilles dans les allées. Comment voulez-vous qu’une graine germe dans ces conditions.

Les carrés doivent être protégés au minimum d’un filet, même si vous n’avez encore rien semé. Il faut éviter que les oiseaux ainsi que les chats ne viennent gratter dedans.

Dans le cas où vous avez déjà fait quelques semis, la protection est incontournable, sous peine de ne rien voir sortir. Les voiles de forçages type P17 sont pour moi l’idéal. Ils assurent une protection contre l’agression mécaniques des oiseaux et autres « gratouilleux », ils protègent des gelés blanches et assure un microclimat, sous le voile, légèrement plus chaud. En plus, ils retiennent la rosée et une humidité nécessaire a la levée des graines. Pour une plus grande simplicité d’utilisation, je voulais faire des cadres en bois avec des demi-chevrons et agrafer le voile dessus. Hors ma conception de carré ne s’y prête pas ! Eh oui ! Je n’ai pas réfléchi à ça en taillant mes carrés. Les petits poteaux aux angles sont gênants. Je suis donc réduit à faire tenir mon voile avec des briques ! Ce n’est vraiment pas esthétique !

 

carre de potager avec poteaux

 

Reste un prédateur ! Le plus difficile à combattre : les limaces. J’ai déjà écrit au sujet de la lutte contre les limaces et escargots, mais sans vraiment trouver de réelles solutions. Sans l’usage des produits chimiques, on peut au mieux tendre vers un équilibre entre les rampants et leurs prédateurs. Seulement durant la période des semis, la pression est vraiment forte, et les pauvre cotylédons, à peine sortie, se font grignoter.

Pourtant je crois qu’il y a une solution.

La solution idéale

L’idée me vient des couches chaudes que mon père installe à chaque début de saison, ils ressemblent à des carrés de potager mis les uns à côté des autres. Les couches chaudes permettent de préparer les semis bien à l’abri. Ils seront repiqués en pleine terre quand les jours seront meilleurs. Ça fait un moment que je veux en installer un dans mon potager, mais la contrainte de place s’y oppose. Du coup je me suis dit pourquoi ne pas transformer les carrés directement en couche chaude. J’entrevois une solution à beaucoup de problèmes garce aux “carrés chauds” !

  • Protéger les carrés des agressions mécaniques des oiseaux.
  • Améliorer le climat sous le châssis.
  • Protéger la terre des intempéries.
  • Eviter que la terre ne sèche trop vite.
  • Protéger les semis des gelées.
  • Supprimer le paillage durant les semis.
  • Plus de paillage, plus de gastéropode.

Autre avantage non négligeable : les plantes n’ont plus besoin d’être repiqué. La transplantation des jeunes plants est un moment stressant qui stoppe leur croissance. Avec des semis directement en place, les légumes vont pouvoir croitre sans interruption.

L’idée est de faire des cadres avec une rehausse escamotable, pour transformer le carré en châssis juste pendant la période critique.

Carre potager en chassis

Je me demande si ça ne vaudrait pas le coup d’y installer un petit fil chauffant aussi ! Sourire

Je me suis naturellement tourné vers le potager en carré pour son aspect esthétique. Avant même de connaitre le principe j’avais dans mon précédant jardin installé des planches de bois pour faire des bordures. Mon premier jardin ressemblait plutôt à des grands rectangles dans lesquels je cultivais en ligne. Le passage à la culture carrée selon les méthodes que l’on peut lire n’est pas sans difficultés, et bon nombre de débutants peuvent s’arracher les cheveux devant ce casse-tête.

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Morpion potager

Les difficultés du potager en carré.

Régulièrement je lis sur les forums les questions des débutants au sujet de la planification et de la rotation des semis dans les carrés de potager. C’est un peu toujours la même chose qui revient, c’est-à-dire un petit schéma des carrés, subdivisé en 9 ou 16 unités, avec le plan de semis des légumes.

Je me pose des questions concernant l’origine et l’intérêt d’une telle subdivision. Les arguments avancés par les auteurs de ces méthodes sont les suivants

  • Optimiser la croissance par la rotation des cultures
  • Disperser les variétés pour éviter les maladies
  • Associer les bons légumes entre eux

Très bien ! Effectivement voilà des principes qu’il est difficile de contester ! Il suffit d’observer les progrès et les problèmes de notre agriculture pour le comprendre. Mais voyons cela, un peu plus en détail.

La rotation des cultures.

J’ai déjà écrit un article à ce sujet, mais cette histoire de subdivision soulève de nouvelles questions. Je comprends parfaitement qu’à l’échelle d’un champ de blé, on ait besoin d’alterner les cultures. La présence d’une culture unique sur une si grande surface a forcément un impact sur le sol. Par contre à l’échelle de nos potagers, que l’on cultive en respectant le sol. Je me demande si cette rotation est aussi légitime. Rotation d’autant plus contraignante qu’elle s’applique à des parcelles de 30 ou 40 cm ! Comme si l’unité du sol pouvait se découper ! Et qui a le plus raison, dans cette histoire de rotation, entre les carrés de 30cm ou de 40cm. L’observation de la nature nous montrerait plutôt que la rotation des espèces se déroule sur des périodes bien plus grandes. En résumé une plantes s’installe sur un milieu qui lui convient, le colonise, modifie le milieu et fini par laisser la place à une autre espèce. Cette succession est si lente, que l’on pourrait être tenté de dire, par exemple que « les orties poussent toujours au même endroit »

Disperser les variétés.

Effectivement on peut imaginer qu’un champ de pomme de terre, puisse favoriser le développement du mildiou ou des doryphores. Avec un tel grade mangé, les insectes auraient tort de se priver. Toujours dans le cadre d’un potager qui vise un équilibre naturel, c’est-à-dire sans l’emploi de produit chimique pour pallier aux attaques d’insecte et de maladie. Je ne crois pas que de semer une salade dans un carré de 40 cm puis une autre salade 2 mètre plus loin, empêche la limace de passer de l’une à l’autre. La vision du potager au travers d’une grille de carré de 30cm est une vision que je compare de celle du médecin occidentale, c’est-à-dire contraire à la vision du médecin orientale qui observe le corps et l’esprit dans son ensemble.

Je crois qu’il faut plutôt regarder son jardin dans son ensemble, pour mieux comprendre les lois de cause à effets.

Associer les bons légumes.

Si vous taper association de légumes dans Google, vous allez tomber toujours sur les mêmes tableaux, qui nous recommande d’associer des fraises aux poireaux. D’où viens ces recommandations ? C’est certainement le fruit d’année d’observation de jardiner, et cette expérience a une grande valeur, mais peut-on vraiment l’appliquer dans notre potager ? Comme on peut dire communément : ça ne mange pas de pain ! Seulement on ne connait pas véritablement les mécanismes, et dans ces interactions, il me semble évident qu’il faille tenir compte du sol. Etant donné que l’on a tous des sols plus ou moins différents, je ne vois pas comment on peut établir de genre de règle.

Bien mais alors on fait quoi ?

Planification des semis d'un carré de potager selon les critéres Solaires

Les arguments en faveur d’un découpage chirurgical de nos carrés ne me semblent pas adaptés à la découverte du potager en carré par un débutant. De plus les bénéfices mesurables d’une telle méthode sont encore à démontrer. Le premier moteur à mon sens qui pousse les jardiniers vers le potager en carré est avant tout esthétique. On trouve tous sympa ces petits carrés de légumes bien délimité dont la surface nous parait accessible et peu contraignante. Cette facilité apparente est un peu contrarié par la complexité de la planification des cultures. L’idée de subdiviser aussi méticuleusement les carrés me parait aussi extrême que la mono culture d’une céréale sur des hectares de terre. Revenons à une approche plus simple qui ne changera pas la qualité et la quantité de vos récoltes, pour peu que vous preniez soins de votre terre et de l’environnement de votre jardin.

Concernant la division des carrés j’aurais plutôt tendance à prioriser l’exposition au soleil plutôt que d’hypothétique association. Dans mes carrés je continu de cultiver en ligne par soucis de simplicité, mais en veillant à choisir les légumes en fonction de leur développement. Le critère solaire est à mon sens bien plus important à satisfaire, l’organisation en ligne dans les carrés permet de créer des étages de plantes avec les plus petites sur le bord sud du carré pour finir avec les plus grandes au nord du carré.

Je vous prépare une petite planification 2012 Simplifiée ! Sourire

Comme je vous l’explique dans la mise à jour de mon chalenge potager. La contrainte de place me pousse vers de nouvelles techniques de jardinage. Les nouvelles découvertes que je fais pourront servir à ceux qui ne disposent que de terrasse ou balcon ou des terrains très petits.

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Jardiniere reserve eau

En attendant comment cultiver sans terrain ?

La technique la plus accessible est surement le potager en bac. J’ai déjà mené cette expérience dans une jardinerie près de chez moi et le résultat est tellement concluant que le responsable de la jardinerie a préparé des nouveaux bacs pour la saison à venir.

L’inconvénient de ces bacs est qu’ils peuvent sécher très vite, et si une jardinerie peut facilement s’occuper de l’arrosage quotidien de leur bac, ce n’est pas forcement possible pour monsieur tout le monde. J’ai donc cherché comment pallier à ce problème, et trouvé des solutions outre atlantique qui réponde au nom d’earthbox. Il s’agit simplement de grande jardinière avec une réserve d’eau.

Principe de fonctionnement de l’earthbox

En fouillant l’internet j’ai découvert le blog de Britt, qui a déjà bien avancé sur le sujet, voilà de quoi comprendre facilement le principe des earthbox. Le principe de capillarité permet donc à l’eau de remonter dans la jardinière et aussi de satisfaire les plantes en eau. Il y a peu de jardinière toute faite et de gros volume disponible sur le marché, il faut donc bricoler un peu. Le recyclage des barils de Britt est une bonne solution, mais j’ai peur qu’elle ne convienne pas à mes lecteurs soucieux de l’esthétisme.

La solution que je vous propose n’est pas encore non plus très esthétique mais il y a moyen de composer avec les couleurs et en attendant de trouver des bacs plastiques plus sympas, vous pouvez déjà faire un petit essai pour moins de 5 €.

Le matériel nécessaire pour réaliser la jardinière

  • 2 bacs 30L de couleurs différentes soit 1€85 pièces
  • 1 tuyau PVC diamètre 32 2m soit 1€8 vous pouvez faire 5 bacs avec donc 0 € 36
  • Des petits colliers rilsans
  • Des pots de fromages blancs ou des vieux pots de fleur plastique.

 

Fabriquer une earthbox

 

La jardinière est simple à réaliser, en 10 minutes l’affaire est bouclée. Il y a pas mal de choix avec ce genre de bac. Vous pouvez aussi en trouver dans les magasins style Ikea. Concernant le remplissage, j’ai essayé d’utiliser un substrat style lasagne. C’est-à-dire avec des déchets verts dedans et des vers.

Pour les vers il suffit d’en prendre une pelleté dans le bac a compost. Je ne sais pas encore trop comment ils vont réagir dans le bac et j’espère aussi qu’ils ne vont pas se noyer dans la réserve d’eau.

J’ai vue qu’il est possible de faire un véritable réseau de jardinières. Cela permet de mutualiser les réserves d’eau et de faciliter l’entretien. Imaginez aussi la facilité pour les remplir ! On branche le tuyau sur la premières et les suivantes se remplissent toutes seules.

Pour aller plus loin.

Pourquoi ne pas imaginer un réseau de jardinières de ce type connecté à un bac d’élevage de poisson. Quand je vois la quantité d’idée et de test réalisé par des amateurs coté outre atlantique. Je me dis que l’on est à la traine. Je ne peux pas imaginer que les français soient moins inventifs que les américains. En tous cas, même si l’on a autant d’idée il est sûr qu’on les partage moins.

Mon chalenge potager va considérablement évoluer en 2012, je vais intégrer à la réalisation d’un potager en carré productif et esthétique, l’expérimentation des nouvelles méthodes de culture.

J’espère que je vais avoir assez avec des journées qui font seulement 24h ! JSourire

Encore un drôle de nom, à première vue je ne vois pas ce qu’il a d’aéro ce jardin ! Bref voyons ce que cette boite nous réserve.

Depuis quelques temps, comme il fait un peu friquet dehors, je m’intéresse à la culture hors sol. Non pas que je souhaite pactiser avec le diable, mais je revoie mes positions et je commence à croire qu’il y a du bon dans ces techniques pour peu qu’elle ne dépasse pas l’échelle du jardin.

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La boutique CityPlantes a eu la gentillesse de bien vouloir me prêter ce mini jardin, il me parait donc normal de la citer ici. La boutique est spécialisée dans la culture d’intérieur, vous pouvez y trouver tout le matériel nécessaire. J’y ai trouvé aussi les fameux Air Pot.

City plante

Tel: 02 35 15 04 03

43 rue Camille St Saëns – 76000 – ROUEN

Lundi de 14h à 19h et du mardi au samedi de 10h30 à 19h

Découverte de l’aérogarden.

Je dois dire que je n’étais pas vraiment prêt à dépenser 170 € pour essayer ce que je considérais comme un gadget. Mais voyons voir en détail le produit :

A l’ouverture de la boite, on trouve le futur jardin en pièces détachées, les tous biens emballés et protégés. La notice en français, nous permet d’assembler sans difficulté les différents éléments.

L’ensemble monté donne un résultat plutôt soigné et, on peut envisager de le laisser à vue, dans la cuisine ou le salon.

La mise en route est aussi simple que l’assemblage, on remplit d’eau le réservoir de 3,5 litres d’eau, on plonge les 2 pastilles d’engrais, et on a plus qu’à disposer les petites coupelles du kit de graine.

J’ai choisi le kit de fines herbes, mais il existe aussi

  • Kit de graine basilic.
  • Kit de semence salade.
  • Kit de graine tomate cerise.
  • Kit de graine piment.
  • Kit de graine pétunia.

Attention en déballant les coupelles ! respectez la disposition dans la boite.

Le principe de l’aérogarden.

Aéro pour aéroponie, encore un nouveau mode de culture ! Cette technique est proche de l’hydroponie à la différence que les plantes ne poussent plus dans un support inerte, mais dans l’air. L’eau et les éléments nutritifs sont apportés en permanence par vaporisation. Comme la disponibilité de l’eau et de l’air est optimum la croissance des plantes est meilleure. Il semblerait que cette technique très récente donne d’excellent résultat.

Les racines se développent dans un contenant à l’abri de la lumière, elles sont à intervalle régulier vaporisé d’une solution nutritive. L’aéroponie est une technique pointue, dont il faut maitriser le maximum de paramètre, sous peine d’en faire les frais presque dans l’instant. En effet le substrat joue un rôle de tampon et permet de lissé les variations trop brusques. Ici pas de substrat, donc les plantes subissent de suite les manques ou mauvais dosages.

 

Apres quelques recherches, je dirais que le nom d’aerogarden, n’est pas exact. On devrait plutôt l’appeler hydro Garden. En effet les buses ne diffuse par de la vapeur d’eau mais simplement un petit jet qui viens imbiber une mousse.

Ma conclusion sur l’aérogarden

Le terme de gadget et peut-être un peu fort, car le produit est bien fait et soigné. La pompe fait peu de bruit, j’ai même installé le produit dans ma chambre. Tous se passe bien je les graines ont germé et les plantes semblent bien se développer.

La question qui me reste est celle de la rentabilité. Je vais faire attention au prix des fines herbes en grande surface pour estimer en combien de temps on peut espérer l’amortir.

Coté plaisir, ce petit jardin tiens ses promesses, c’est vraiment agréable de veiller sur ces petits pots ! J’ai hâte de gouter les herbes.

 

Je ferais une mise à jour de l’article quand les plantes seront bien développées.

Apres la culture hydroponique, forcement je continu mon petit tour du côté de la culture hors sol. J’ai l’impression que je mets le doigt dans quelques choses qui pourrait bien m’avaler le bras ! Il y a assez peu d’information sur l’internet francophone au sujet de l’aquaponie, c’est vers nos amis américains et australiens qu’il faut se tourner.

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aquaponics system

C’est quoi l’aquaponie ?

En résumé c’est le mix de la culture hydroponique et de l’aquaculture. D’un côté, le principe hydroponique est d’alimenter les plantes en éléments nutritif. On doit apporter les éléments nutritifs sous forme d’engrais soluble. De l’autre côté l’aquaculture exige que l’eau utilisée pour l’élevage des poissons soit régulièrement nettoyée. Les poissons élevés en milieu fermé produisent beaucoup de déchets, et finissent mourir si l’eau n’est pas débarrasser de son excès de nitrate.

La bonne affaire pour la culture des plantes ! On peut utiliser l’eau des poissons pour nourrir les plantes, L’excès de nitrate est pompé par les plantes et l’eau ainsi filtré peut retourner aux poissons.

Voilà une culture proche de principe de permaculture. Le système est presque autoalimenté, il suffit juste de combler de temps à autre l’évaporation de l’eau. Et pour ça, bien sûr on utilise l’eau de pluie !

Culture aquaponique et potager en carré

Vous vous demandez surement que vient faire cet article dans mon potager en carré ! Moi ce qui m’a sauté aux yeux c’est le bac de culture que j’ai pu découvrir sur internet. Recyclé un bac de récupération d’eau de pluie pour le transformer en bac aquaponique. Le bac en question fait 1m sur 1m au sol quasiment la taille d’un carré de potager. Je vois ce système comme un carré de potager dont le milieu de culture n’est plus la terre mais l’eau, à part ça l’idée est toujours d’essayer de produire au mieux sur une surface réduite. En plus je trouve le système vraiment adapté à la culture sur terrasse ou balcon. (Faut quand même un balcon de plus d’1m de large !)

Une culture simple

Systeme aquaponique 3D

Ça fait un peu technique comme mot aquaponique ! Ce n’est qu’une apparence car, la pratique est à la portée du premier bricoleur du dimanche. 2 bacs, une pompe, des poissons rouges et des salades ! J’ai trouvé sur internet une modélisation 3D du système, le plus dur dans l’affaire sera certainement de trouver un bac de récupération d’eau. Pour le reste, voilà en vidéo comment s’y prendre.

Qu’ils s’agissent de la culture hydroponique ou aquaponique, je compte bien approfondir l’étude des techniques. Avec à l’idée bien sûr d’intégrer tout ça dans un potager en carré esthétique et fonctionnel.

 

Avant que je m’éparpille de trop, pensez-vous que ce genre d’article a sa place sur le blog ?

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