17 millions de Français jardinent pendant leur temps libre et 10 millions de Français ont un potager, mais parmi ces Français, bien peu jardinent bio. 4,5 millions de tonnes de pesticides ont été utilisés par les jardiniers amateurs en 2012 ! (Chiffres du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie de mai 2014.) Pourtant, les produits chimiques, principes actifs et adjuvants (parfois 100 000 fois plus toxiques que le principe actif) des pesticides sont dangereux pour le jardin et l’environnement mais également pour le jardinier et sa famille. (Source Pr Gilles-Eric Séralini http://www.hindawi.com/journals/bmri/2014/179691/ )

Il paraît donc nécessaire et urgent de passer au bio. Non seulement les pesticides sont de véritables poisons mais, en plus, le jardinier en fait souvent un mauvais usage, que ce soit :

  • par le non-respect des dosage
  • par l’utilisation d’un produit non adapté au type de plante
  • par une utilisation à la mauvaise période
  • ou encore par une perte d’efficacité lorsque le produit est mal utilisé ou à cause du vent, ou de la pluie.

Un danger pour le jardin et l'environnement

Une grande partie des pesticides utilisée dans les cultures se retrouve dans l’eau et polluent les nappes phréatiques mais se retrouvent également dans les mares, les lacs, les étangs… bref, dans tous les plans d’eau.

Les composés chimiques s’accumulent et mettent plus ou moins de temps à se dégrader. Ils déciment ainsi des populations entières d’organismes vivants et perturbent l’écosystème.

Ces poissons, insectes, pollinisateurs, oiseaux, vers, etc. vont mourir ou voir leur cycle de reproduction perturbé en ingérant directement le produit ou en mangeant un autre organisme vivant ayant ingéré le produit. Ces produits vont ainsi remonter toute la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme.

Les sols sont aussi dégradés car des plantes, des insectes et des microorganismes du sol, toute cette faune qui créait l’humus et apportait des aliments au sol (eau, air, azote, carbone, minéraux, etc.), disparait.

Le sol devient alors improductif.

Un danger pour le jardinier et sa famille

Les pesticides sont dangereux également pour l’homme. Nous avons vu que l’eau est contaminée, mais également les aliments sur lesquels les pesticides se déposent.

Les pesticides peuvent pénétrer dans l’organisme par voie cutanée, par voie orale et par voie respiratoire.

On pourrait penser que les quantités que nous absorbons sont sans danger, mais c’est sans compter sur l’effet cocktail, ni sur la répétition. En effet, la combinaison de plusieurs pesticides (l’effet cocktail), l’ingestion répétée sur le long terme et l’exposition à des périodes spécifiques, ont des effets plus dévastateurs.

Les risques accrus d’Asthme, de diabètes, de cancers, de leucémies, de maladies auto-immunes, d’infertilité, de troubles neurologiques, etc. ont été démontrés par de nombreuses études.

Certaines conséquences, moins graves mais non négligeables, peuvent aussi apparaître comme des allergies, des brulures, des irritations, des maux de tête, des vomissements, des diarrhées, des tremblements, des saignements de nez, etc., lors de contacts volontaires (application de pesticides) ou involontaires (jeux des enfants dans le jardin, retombées de pulvérisation, etc.)

Nos animaux de compagnie peuvent aussi être touchés en mangeant ou mâchouillant une plante ou un objet contaminé ou simplement en passant dans de l’herbe contaminée et en se léchant ensuite.

Enfin, il reste une raison plus triviale pour ne pas utiliser les pesticides : le coût. Non seulement les pesticides coûtent cher à l’achat, mais leur mauvaise utilisation réduit considérablement leur efficacité.

Souvent le jardinier ne respecte pas les quantités ou la période d’utilisation, ne surveille pas le temps qui est prévu les jours suivants, ne l’applique pas de la bonne façon. Les résultats n’étant pas au rendez-vous, il est donc tenté de refaire une nouvelle application et d’augmenter les doses. Pour cela, il achète les produits en plus grande quantité.

En plus des méfaits détaillés plus haut, cela entraîne une dépense importante et inutile.

Pour toutes ces raisons, de plus en plus de jardiniers sont tentés de passer au bio. Mais, les premiers résultats sont souvent décevants et ils ne comprennent pas pourquoi. Ils sont déroutés, voire déçus, et reprennent vite leurs vieilles habitudes. C’est pourquoi, j’ai décidé d’écrire le livre « Mon jardin devient bio : comment passer d’un jardinage conventionnel à un jardinage biologique ? ». Car, il ne suffit pas de décréter que vous allez éliminer les engrais ou les pesticides chimiques. Vous devez complètement repenser votre façon de jardiner.

5 Commentaires
  1. lolo76 2 années Il y a

    c’est vrais qu’il faut jardiner de fasson biologique car cèrténne petite bête nous son bien utile

  2. Sandrine 2 années Il y a

    Je vais faire mon entrée dans le monde du potager en carré et, tant qu’à faire, autant faire bien tout de suite… Je vais faire au mieux pour respecter la nature et l’environnement.
    Merci pour tous ces conseils indispensables à une novice comme moi.
    :o)

  3. sandrine 2 années Il y a

    Je jardine déjà un peu et là je vais me lancer dans un potager en carré. J’ai toujours respecté la nature, je n’utilise jamais de pesticide , désherbant et autre produit chimique. Alors l’herbe qui me sert de pelouse n’est pas un tapis vert parfait, mes fleurs se font parfois mangé , mes légumes un peu aussi.
    Mais toutes les petits bestioles sont intéressantes à regarder vivre et bien qu’en ville j’arrive à avoir des papillons et des sympathiques pollinisateurs qui ne risquent rien chez moi

  4. Yves Gagnon 2 années Il y a

    Bonjour M. Loic,

    J’ai trouvé cet article, il y a quelques jours.

    http://www.arbres-fruitiers.ca/tutoriels/2015/03/4/lensachage-des-pommes-parfaites-sans-insecticides

    Il concerne la protection des pommes contre les insectes au moment de leurs croissances sur le pommier.
    La méthode très originale, (en tout cas moi, je ne la connaissais pas!), possède la vertue d’être écologique et elle semble avoir fait ces preuves.

    Je vous partage cette information dans un but communautaire et étant donné que vous êtes aussi un expert dans le domaine et que vous avez la générosité de partager vos connaissances avec des milliers de gens sur l’internet.

    En espérant, que ce sera une information nouvelle pour vous et qu’un jour cela pourra vous êtres utile d’une façon quelconque.

    Merci.

    Yves Gagnon

    Nouvel élève de la formation du chef d’orchestre du potager et résidant du Québec.

  5. Heikel 8 mois Il y a

    Salut,

    J’ai adoré cet article, bravo !
    Les problèmes que ça engendre et sa dangerosité sont très bien expliqué !

    Merci 😉

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