Ce n’est pas sans une certaine fierté que j’accueille Guylaine Goulfier sur mon blog ! L’auteur du livre Révolution au potager nous présente :

Si vous n’avez pas encore ce manifeste dans votre bibliothèque, c’est le moment de passer à l’action car il ne sera plus édité ! Et vous pouvez allez voir sur amazon, il n’est pas a ce prix là ! 🙂

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Un autre regard sur les plantes et le sol

Passage du motoculteur, bêchage et binage, fertilisation et amendements, désherbage, arrosage… cela fait 20 ans que je pratique le jardinage. Jardinage « biologique » (en intervenant le moins possible dans les cycles naturels) bien sur ! Je me base pour cela sur la compréhension que j’ai du sol et des plantes, données acquises durant mes études agricoles.
Mais, l’an passé, à l’occasion de l’écriture d’un livre, toute cette paisible construction a été ébranlée. Une découverte m’a fait prendre conscience que nos connaissances se limitaient à ce qu’il se passait à la surface du sol. Là où justement le jardinier intervient. Que si l’on peut définir de façon physicochimique ce qu’est le sol, la vie qui est à l’œuvre dans ses profondeurs reste presque totalement inconnue.
Je vous propose de vous faire partager mes découvertes de l’an dernier (une vraie « révélation » pour moi !) après avoir fait le point sur ce que l’on connaît déjà. Et avant d’en tirer conséquence sur les pratiques de jardinage.

I-CE QUE L’ON SAIT


Voici, en condensé, ce que j’ai appris en lycée agricole puis en BTS et que j’ai diffusé dans tous mes articles. Un petit inventaire de choses concrètes, de mécanismes bien définis :

Naissance et (sur)vie du sol


A l’origine une roche mère, un socle de pierre. Les pluies, le vent, le gel, la neige participent à sa dégradation, à sa fragmentation en minéraux de plus en plus fins : des graviers, des gravillons, du sable, des limons, des argiles et des éléments minéraux en suspension dans l’eau du sol.

Mais cette fragmentation ne suffit pas à créer le sol. Il est nécessaire pour cela que le minéral rencontre le végétal. Ce qui, sous des climats tempérés a lieu assez rapidement : les premiers lichens s’installent sur la pierre, puis les mousses et enfin des plantes pionnières dont les racines n’ont besoin que de très peu de terre. Ces végétaux se développent puis meurent, formant ainsi une litière sur le sol. Celle-ci est décomposée par tout  une faune (dont les déchets et les cadavres enrichissent la litière) et une flore (bactérie, champignons…) qui participent à sa décomposition.
Deux mécanismes, simultanés, en découlent : la libération d’éléments minéraux et la création d’une molécule organique très particulière : l’humus.Naissance et évolution du sol

Cette molécule est « colloïdale » : elle a la vertu de capter, d’absorber d’autres particules ainsi que de nombreux ions.. L’humus se lie avec les molécules d’argile, également colloïdales, pour constituer le Complexe Argilo Humique. Ce dernier fonctionne comme une éponge : il retient l’eau et les éléments minéraux et les restitue aux racines en fonction des besoins des plantes. Le CAH donne du corps aux terres légères et allègent les terrains trop lourds.

Le sol est en perpétuelle évolution tant en surface (avec la décomposition de la litière pour maintenir le taux d’humus) qu’en profondeur, avec la dégradation de la roche mère assurant le maintien du taux d’argile.

La plante capte et pompe


Nous l’apprenons tous très vite : les végétaux captent dans le sol les éléments minéraux et l’eau nécessaires à leur croissance. Il s’agit de la sève brute qui est transportée par des canaux des racines à l’appareil aérien. Le feuillage capte l’énergie lumineuse qui, par le biais de la photosynthèse, est transformée en glucides, en sève « élaborée ». Cette dernière permet à la plante de se développer.

En conséquence


Le sol est un substrat pour la plante : il lui permet de s’ancrer. Sa texture et sa structure doit être fine et meuble afin de permettre aux racines de s’étendre. Mais aussi à l’air et à l’eau (chargée d’éléments minéraux) de circuler pour mieux alimenter les plantes. En conséquence, pour avoir une « bonne terre », on pourra avoir recours à des amendements. Et pour qu’elle soit meuble, on la travaillera mécaniquement. Cet ameublissement permettra de détruire les mauvaises herbes qui concurrencent les cultures en puisant leurs nutriments dans le sol.
La plante (é)puisant les éléments du sol, sa récolte crée une perte (en agriculture on parle « d’exportation »). Il convient donc de « restituer » au sol ce que la culture a prélevé et donc d’appliquer une fertilisation. À savoir : utiliser des engrais « chimiques » (solubles, ils sont directement absorbables par les plantes) ou nourrir le sol pour pouvoir nourrir les végétaux, avec des engrais bios (guano, patentkali…) ou des amendements organiques : fumier, compost…

II-CE QUE L’ON DECOUVRE


Je ne mets pas en cause ce qu’écrit précédemment. Simplement l’an dernier une photo à tout changé pour moi. Il s’agissait de plusieurs images d’une racine de maïs expulsant une substance dans le sol.
Mais qu’est-ce que c’était que cela ?L’illustration de la racine en coupe a été la révélation. On y voyait bien les deux petits canaux transportant la sève brute. Mais aussi un gros canal central emmenant la sève élaborée jusqu’à l’extrémité de la racine. La sève élaborée est diffusée dans le sol. Ok la phrase n’a l’air de rien mais pour moi c’était le début de la révélation !

Rhizodéposition : kézako ?


La plante utilise la sève élaborée (jusqu’à 20%) pour diffuser dans le sol un cocktail de substances riches en carbone. Cette excrétion se nomme rhizodéposition.
Rappelons ici un chose fondamentale : pour tous les êtres vivants, le carbone est un carburant indispensable, primordial. Or, la terre grouille de millions de micro-organismes à la recherche de carbone. Nombre d’entre eux (essentiellement des Rhizodépostion : la plante s'exprimebactéries et des champignons) se massent donc autour des racines pour capter ce carbone. Cette flore souterraine contient divers éléments minéraux et oligo-éléments puisés pour leur fonctionnement dans le sol : de l’azote, de la potasse, du phosphore, du fer, du sélénium… Les bactéries et champignon de la rhizosphère sont dévorés par des nématodes, des amibes… Ces prédateurs vont rejeter une partie du contenu de leur proie : des éléments minéraux devenus absorbables par les plantes. Cela tombe bien : les micro-organismes dévorés étaient contre les poils absorbants des racines ; celles-ci captent immédiatement les nutriments libérés à proximité.
Bien sûr les prédateurs des champignons et bactéries deviennent à leur tour des proies d’acarien et autre faune prédatrice et ainsi de suite. Dans les profondeurs de la terre, une vraie chaîne alimentaire existe.

Et si les plantes enrichissaient le sol ?


Le sol est en quelque sorte l’appareil digestif des plantes. Le végétal demeure le donneur d’ordre de cette chaîne. Besoin de fer, de potasse, de magnésium ? Hop : la plante modifie la composition de sa rhizodéposition et attire, élève des bactéries contenant les nutriments qui lui manquent.
Que deviennent les autres populations devenues inutiles pour la plante. Elles meurent mais restent dans le sol, maintenant dans leur corps les fameux nutriments potentiels. De petits sacs d’engrais en quelque sorte. Tous ces micro-organismes attirés dans la rhizosphère forment l’humus microbien. Une plante exigeante en potasse par exemple ne se contente pas de prélever cet élément minéral ; en mobilisant les bactéries qui le contiennent, elle participe à sa remontée des profondeurs du sol. La plante récoltée, le sol sera enrichi en potasse fixée sur le CAH ou présents dans les corps microbiens.

Et si les plantes ameublissaient le sol ?


Sous une litière ou lorsque l’on arrache une plante, on peut observer une terre joliment grumeleuse. Une texture idéale naturellement créée par la vie du sol. Les bactéries sont enveloppées d’une glue qui leur permet de se coller aux moindres particules… et de lier celles-ci entre elles. Les champignons font de même en émettant leur propre colle (la glomaline) et en formant des résilles avec leurs filaments.
Les milliers d’animaux qui circulent dans le sol creusent des galeries qui aèrent les agrégats. Inutile donc d’ameublir le sol pour que les racines se développent : en se développant que les racines ameublissent le sol.

Et si les racines étaient indispensables à la survie du sol ?


On l’a vu : pour continuer à exister le sol doit être dégradé aussi bien en surface qu’en profondeur. Mais comment la roche-mère, recouverte de terre, peut-elle être dégradée ? Grâce au CO2 et aux divers acides organiques libérés par les racines et les micro-organismes que mobilisent celles-ci ! On parle toujours du maintien du taux d’humus dans le sol. On n’aborde en revanche jamais la problématique du renouvellement du stock d’argiles. Seules les racines vivantes et toute la rhizosphère permettent leur émission.

III-CE QUE L’ON DEDUIT : UN NOUVEAU JARDINAGE


Cela n’a peut-être l’air de rien mais changer de regard sur la plante, ne plus considérer cette dernière, même cultivée, comme dépendante de l’homme… modifie complètement la conception que l’on a du jardinage.

Stop à certaines pratiques Destruction des vers de terre et de leur ponte, oxydation de l’humus, dépense de carburant (de temps et d’énergie aussi)… le passage du motoculteur est jugé par beaucoup comme néfaste. Ainsi que tout travail profond du sol. Je me conterais, pour l’heure, de dire que je trouve la pratique totalement inutile. Un sol vivant (et je parle ici de la vie souterraine pas seulement celle se trouvant en surface) n’a pas besoin d’être ameubli.

Stop à la fertilisation, même bio. Les engrais solubles, chimiques, fonctionnent chez les plantes comme une perfusion. La rhizodéposition, alors inutile, diminue, et le réseau alimentaire dans le sol est court-circuité. Les engrais bio ne posent pas le même problème mais comment prétendre que les apports artificiellement donnés aux plantes soient aussi précis, subtils que ceux qu’élaborent les végétaux en –mêmes ?

Et, bien sur, n’utilisez les pesticides qu’en dernier recours. La bouillie bordelaise est parfois nécessaire pour prévenir les attaques de mildiou. Mais appliquée systématiquement et en excès, les particules de cuivre se retrouvent dans le sol et, leur action étant fongicide, portent préjudice aux champignons de la rhizosphère.

Un jardinage de fainéant ?


Mieux respecter les cycles naturels (en y intégrant les mécanismes souterrains) ne rime pas avec laisser-faire. Le jardinier va simplement pratiquer autrement. Plus tranquillement aussi :

D’abord toujours couvrir le sol ! Avec du BRF, de la paille, du fumier, des tontes de gazon, des déchets de cuisine et de jardin à étaler en surface de la terre plutôt que mis à composter en tas… Il faut en effet permettre le maintien du taux d’humus dans le sol.

Mais l’idéal reste tout de même la couverture du sol par des plantes vivantes. Plus il y a de racines, plus il y aura de vie dans la terre et plus la roche-mère libèrera d’éléments minéraux et d’argiles. Semons donc des engrais verts bien sur, mais cultivons aussi notre tolérance envers les « mauvaises herbes » qui ne sont pas vraiment gênantes : véronique, mourons…
Et toujours associons le plus de plantes possible ! Parce que les systèmes racinaires sont souvent complémentaires dans l’espace mais aussi parce que chaque plante mobilise dans le sol des éléments minéraux différents, des populations microbiennes diverses et variées.

Dernier point tout simple : lors de la récolte, coupons les plantes à leur collet et laissons les racines se décomposer dans le sol.

58 Commentaires
  1. Nicolas {PotagerDurable} 7 années Il y a

    Bonjour,

    Avec les textes et les dessins de Guylaine, on a l’avantage d’avoir une explication scientifique sur des phénomènes que l’on observait déjà mais sans les comprendre.

    Ce qui devrait aider à convaincre ceux qui sont encore réfractaires aux nouvelles techniques de jardinage.

    Petite phrase du jour : Pour avoir un bon sol, ayons de bonnes racines !
    Nicolas

  2. Mur végétal intérieur 7 années Il y a

    Récupérer les pots de yaourts en plastique les plus solides en les perçant au fond, et on s’en sert pour les semis, ce n’est pas cher et c’est aussi efficace que ceux du commerce, lors de la plantation il suffit de couper un côté et la motte vient très facilement.

  3. Rita 7 années Il y a

    Merci pour cet article très instructif! Je l’adopte pour mon jardin et c’est vrai que cela « tombe sous le sens » comme on dit… dans mon jardin tout est naturel sans herbicides ni pesticides et j’avais déjà remarqué que les insectes aussi participent à cet équilibre – par contre ce qui se passe sous le sol m’était inconnu. En tout cas, votre livre fera bientôt partie de ma bibliothèque!! Encore merci.

  4. COUROUBLE 7 années Il y a

    Pas eu le temps de lire tout cela mais dès que possible avant le week-end. Il y a trois carrés dans mon jardin depuis peu. Des imperfections mais c’est un bon début. Je lirai avec intérêt : ce soir, au plus vite. MERCI BEAUCOUP !

  5. nadia 7 années Il y a

    débutante complètement. Je commence à peine à cultiver sur mon balcon parisien et j’espère transférer mes compétences sur ma maison de vacances où le jardin est à créer. Tout ceci m’encourage dans ma démarche de faire confiance à la nature et éviter engrais et autre pesticide. En ce qui concerne le compostage sur place, je trouve cette pratique idéale et espère la mettre en œuvre dès cette été. merci

  6. Marc 7 années Il y a

    ça tombe bien, j’ai déjà commandé l’ouvrage et ma commande est partie 😉

  7. Tournay 7 années Il y a

    Que pensez-vous du  » Bokashi  » ?

    • Auteur
      Guylaine G 7 années Il y a

      Bonjour,

      Je profite de cette réponse pour remercier vivement Loïc pour avoir la gentillesse de publier dans son blog cet article issu de mon livre !

      Tournay, je ne connaît pas le Bokashi. Et vous ? D’après ce que je lis ce serait une sorte de ferment pour améliorer le compostage (dans d’autres source, le produit est carrément présenter comme un engrais). Ou un EM qui sont encore très mystérieux pour moi.

      Néanmoins j’ai quand même un avis.

      Ce que je trouve formidable dans la rhizodéposition c’est la faculté qu’a la plante à entretenir des relations très fines avec les micro-organismes du sol, pour répondre précisément à ses besoins. Du coup, pour moi l’apport d’un élément enrichissant n’a pas d’intérêt. Pire : il risque interférer dans le réseau alimentaire de la plante. Si le Bokashi est un amendement organique, je ne vois pas l’intérêt de l’acheter. Intuitivement je pense qu’il vaut mieux étendre sur le sol du jardin ce qui provient du jardin. Cela a aussi l’avantage d’être gratuit.

      Si le bokashi est un accélérateur de compost, ben j’ai envie de répéter un peu la même chose : il me semble que le compostage doit se faire avec les bactéries et champignons présents naturellement. Si cela fonctionne mal, en général il suffit de revoir la composition du compost, son humidité ou son aération. Pourquoi ajouter un truc japonais (mais je n’ai rien contre ce qui vient du Japon ou d’ailleurs)?

      D’ailleurs au risque de choquer, je pense que nous n’avons besoin que de très peu de compost au jardin : pour moi ce n’est pas un engrais mais un levain qui réensemence les sols pauvres, minéraux ou maltraités en micro organismes. Et que pour la plupart des jardins nous n’en avons pas besoin. Je préfère le compostage en surface.

      guylaine

  8. Renée 7 années Il y a

    Je viens d’avoir un jardin (petit) que très récemment et je me documente le plus possible pour démarrer un potager. Je pense que je vais suivre les conseil de Nicolas et me procurer l’ouvrage présenté le plus rapidement possible.
    Bonne lecture et bon potager à tous

  9. galbao 7 années Il y a

    j’ai fait une errreur en donnant mon nom comme demandé . Je préfère un pseudo . Comment rectifier ? merci

  10. zou et ses menus 7 années Il y a

    j’aime cette pratique du jardin. Par contre, que de critiques quand on l’applique, du coup j’ai décalé mes visites au jardin au soir, au moins je peux « jardiner » tranquillement sans les remarques des papys voisins.
    En tout cas, cet article me montre que je n’en suis qu’au début, que je peux faire encore mieux.
    Votre livre semble être un bon complément de celui qui me sert de référence : « l’art de faire travailler le jardin au naturel ».
    J’aimerez savoir ce que vous pensez vous de la « grelinette » pour travailler légèrement la terre.

    Merci en tout cas pour toutes ces explications encourageantes à poursuivre dans cette voix.

    • Auteur
      Guylaine G 7 années Il y a

      Je n’ai rien contre la grelinette: elle permet un travail du sol sans retournement. je n’ai rien non plus contre le travail du sol mais je pense juste qu’il n’est pas nécessaire.
      Maintenant peut-être que dans certains jardins, la grelinette doit être utile pour décompacter au minimum le sol. Notamment quand on démarre un potager, pour arracher des mauvaises herbes vivaces, etc.

      Vous en êtes au début… comme moi et comme nous tous. Super : on est tous des pionniers !

      • David 7 années Il y a

        Je me suis retrouvé a devoir préparer un potager sur une terre très argileuse, avec des frênes.
        Pour cela j’y suis allé à grand coup de pioche, j’ai enlevé les racines, etc.
        Pensez-vous que c’est une erreur et que j’aurais pu m’y prendre autrement ?

        • Auteur
          Guylaine G 7 années Il y a

          Bonjour David,

          Je ne me permettrais jamais de dire que le jardinage est une erreur : chacun fait ce qu’il peut dans son jardin. Et lorsque l’on démarre un potager on a envie d’avoir un terrain comme une page blanche.

          Le fait d’avoir un terrain argileux n’est pas un problème (nous somme beaucoup à avoir un sol bien collant) : il faut apporter régulièrement de la matière organique au sol (paillage, engrais vert…) pour qu’il deviennent plus facile à travailler Ce qui m’inquiète le plus dans votre message c’est la référence aux racines de frêne. Est-ce que cela veut dire qu ‘il y a plusieurs arbres sur le terrain du potager ? Ou simplement en bordure ? J’ai peur que les arbres concurrencent les cultures pour l’eau et la lumière.
          Retirer les racines ne me semblent de toute façon pas la solution : à moins de faire mourir les arbres, vous ne pourrez pas les empêcher d’étaler leur système racinaire.
          Par contre, ce que je tenterais à votre place, c’est la culture surélevée : en carrés comme Loïc bien sur mais, si vous avez beaucoup d’espace, en buttes plus ou moins hautes. Du coup les légumes seraient au-dessus de la zone racinaire des arbres et votre terrain serait plus drainant.

          guylaine

          • David 7 années Il y a

            Merci beaucoup pour votre réponse détaillée et vos conseils.
            Je vais en tenir compte.

  11. Serge 7 années Il y a

    Pas inintéressant, mais je reste un peu dubitatif.

    Comprenons-nous bien, je suis un adepte du plus naturel possible, pas de chimie sur, autour et en dessous de mes graines qui viennent de chez kokopelli (c’est vous dire si je tiens à la qualité). Mais je me pose des questions, notamment :

    Pourquoi mes ancêtres très éloignés se sont escrimés à créer et utiliser les outils comme l’araire si ça ne changeait rien à leurs récoltes ?

    Une autre bride de raisonnement, n’est-on pas entrain de faire comme les jardiniers qui ne jurent que par le round machin, développer une forme d’intégrisme de la culture.

    Je suis persuadé que le juste milieu, le point d’équilibre est encore à redécouvrir s’il existe mais comme le prêchait Boudha, rappelons nous que le chemin du juste est la voie du milieu.

    En tout cas, une bonne piste de travail pour avancer encore un peu plus.
    Merci à vous

    • Auteur
      Guylaine G 7 années Il y a

      Vos propos sont très intéressants Serge, ils reprennent des questions que je me suis beaucoup posées.

      J’ai fait des études agricoles et j’ai beaucoup de mes anciens camarades de classe qui ont réagi très fort à ce que j’avais écrit dans mon livre. Des scientifiques aussi « Non, ce n’est pas faux… mais c’est plus compliqué que vous ne croyez ». Quelques uns m’ont aussi accusée de dogmatisme. j’en suis désolée parce que je n’ai pas l’impression de détenir de certitudes !

      L’an dernier j’ai appris des choses étonnantes sur la vie DANS le sol et ces informations ont changé ma façon de voir les plantes, le sol et le jardinage. J’ai essayé de présenter ces données et d’expliquer à travers comment je comprenais les nouvelles techniques de jardinage utilisées aujourd’hui : le compost (et les JCCA), le BRF, le purin d’ortie…

      Je reste une jardinière qui tâtonne, tente, échoue, etc. J’ai eu un mal de chien à dépasser mon enseignement de base pour me demander : « et si les choses ne marchaient pas comme cela, cela donnerait quoi ». Le résultat est une somme de questions que je me pose et des bases de compréhension que je propose…
      Les études sur la rhizodéposition, sur les relations de la vie du sol souterraine sont débutantes (la plupart des plus anciennes remontent seulement à 2000). Le sol reste un continent inconnu. Et le débat sur ce que ces découvertes scientifiques peuvent changer à la façon de cultiver ne débute peut-être qu’avec cet échange.

      Je n’aborde que les pratiques de jardinage et ne parle pas d’agriculture. C’est un trop gros morceau pour ma prise de conscience qui n’est que balbutiante. La différence est essentielle : si le potager peut être vivrier, l’agriculture est un appareil de production qui doit être rentable.
      Nos ancêtres étaient confronté à un dramatique problème de rentabilité : au Moyen-Age, Braudel nous dit que pour un grain semé seuls 4 étaient récoltés. Les bonnes années où le gel, les pluies et autres accidents ne décimaient pas tout. Il était vital d’augmenter la productivité. Ce qu’ont effectivement fait nombre de techniques humaines : la sélection variétale, le labour (l’humus s’oxyde et ce faisant minéralise à toute vitesse ; c’est bon pour les cultures et brûle les reserves d’humus du sol), les engrais chimiques, le désherbage… Je ne vais pas insister sur les revers de toutes ces techniques : divers livres en font l’inventaire, notamment celui des Bourguignons. Aujourd’hui d’autres techniques alternatives se font jour en agriculture : le semis sous couvert, l’agriculture de conservation, la permaculture…

      Pour clore sur ce chapitre des anciens (mais à regret : il est vraiment passionnant !), je pense au film de Coline Serreau, « Solutions locales pour globalisation mondiale ». Il montre qu’à côté d’une agriculture qui s’est de plus intensifiée, technicisée, ont toujours existé des formes de cultures traditionnelles pratiquées par les femmes, sans labour et très productives. Tout est dans le regard. Pour moi la voie passe par la question : doit-on maîtriser la nature puisqu’on la cultive ou cultiver en acceptant le plus possible la nature ?

      Il y a peut-être une voie du milieu dans la pratique du jardinage. Ou à côté. Et ce n’est peut-être pas la même que celle de demain. Ou de celle adoptée par le voisin. C’est cela qui est chouette dans le jardinage : on n’est pas obligé d’appliquer des règles, de ce plier à des dogmes. Par exemple je ne crois pas que le purin soit une panacée, j’utilise très peu de compost, je ne commande plus mes graines chez Kokopelli, je me fiche des « bons » et « mauvais » mariages entre les plantes… Mais je ne vais pas convaincre ma soeur, mon collègue, mon voisin de penser comme moi. Et cela n’est pas grave si on n’est pas d’accord parce que l’important c’est qu’on puisse en discuter !

      C’est pour cela que je suis très contente de l’accueil que ma fait Loïc sur son blog.

      • Serge 7 années Il y a

        Merci de votre réponse, aussi ouverte que ne l’est le jardinage.

        Je vois que je ne suis pas le seul à avoir plus de questions que de réponses, dans mon cas, je n’ai que des questions.

        Il y a deux ans environ, j’ai découvert que les légumes ne représentent qu’une partie de la production d’un jardin et qu’un bon paquet d’herbes dites « mauvaises » est en réalité parfaitement consommables. Une autre piste de développement, mais ou mène-t-elle, je ne saurais l’entrevoir.

        Un ancien m’a dit un jour, le jardin est comme le temps, il change chaque jour et il est impossible de savoir comment il sera dans 1 mois alors il faut faire comme on le sent et après, on verra bien.

        Vous dites « Je reste une jardinière qui tâtonne, tente, échoue, etc », et à une lettre près, c’est ce que je peux écrire et j’ajouterai que tous les essais que j’ai pu faire sont, selon les années, avec des résultats tellement variables, que je ne peux qu’en déduire que ma compréhension et ma connaissance sont encore des balbutiements.

        « Pour moi la voie passe par la question : doit-on maîtriser la nature puisqu’on la cultive ou cultiver en acceptant le plus possible la nature ? »Je n’ai jamais réfléchi de cette manière et je trouve cette approche intéressante et ouvrant sur une cascade de questionnements. Aurais-je un jour le début d’une once de réponse, c’est peu probable mais n’est-ce pas le voyage qui compte le plus ?

        Tout ça pour essayer de dire que je n’ai qu’un dogme : Je suis ignorant, et en tant que tel je cherche la connaissance. Votre travail va certainement m’apporter quelques questions qui me permettront d’ensemencer ma candeur.

  12. mire 7 années Il y a

    bravo et merci pour ce site et pour cet article.j’en suis au tout debut -premiere annee de jardinage suivant vos consei
    Et un resultat qui me parait tres satisfaisant. J ai adapte a ma facon le principe n’ayant pas eu le temps de construire les carres. …… Je n ai decouvert tout ca il y a tout juste trois semaines. …suite a recherche sur le net ne pouvant pas labourer becher suite a prob de dos. mais l essayer c est l adopter, ,,!! Fini le motoculteur et la beche, !!
    😉 ❓

  13. Danielle 7 années Il y a

    Cela fait deux ans que je ne bêche plus la terre en profondeur à la fourche, j’étale du compost un peu de fumier de cheval( j’ai une terre de remblai glaiseuse et pauvre que j’ai amélioré petit à petit ) je gratte et mélange en surface maintenant ma terre est beaucoup moins dure et collante et les légumes genre salades pommes de terre poussent bien par contre j’ai du mal à faire pousser des radis très souvent je n’ai que des feuilles j’en fait de la soupe mais j’aimerais manger des bons radis croquants.

    J’apprends petit à petit les bonnes associations de plantes, je recouvre le sol des rhubarbes de feuilles mortes pour l’hiver et du coup j’ai des rhubarbes magnifiques au printemps. J’ai un terrain très en pente et seulement deux petites terrases à cultiver. merci de donner des bonnes idées et de partager vos découvertes.

  14. Christian de conseils jardin 7 années Il y a

    Bonjour

    Très très bon article, bravo, très bon résumé de la vie du sol.

    La rhizodéposition est une chose qui pose beaucoup de question et qui change radicalement la façon de voire les plantes et leur actions dans l’environnement. On sait qu’une plante peut en soigner ou protéger une autre , mais je suis également convaincu qu’une plante peut en nourrir une autre de son vivant (pas seulement une fois compostée).

    @zou : Il ne faut pas trop écouter se que dise les jardiniers voisins, sinon on n’est plus maitre chez soi et je sais de quoi je parle croyez moi. Faites vos expérience et à vos idées 😉

  15. Isabelle 7 années Il y a

    Les travaux d’Emilia Hazelipp, inspirés de Fukuoka, étaient déjà bien avancés à ce sujet.
    Bien sûr le compostage sur place est l’idéal… toutefois pas toujours facile à réaliser du point de vue esthétique. Mon potager ressemble déjà à une friche et l’on me demande comment je fais pour m’y retrouver. Si en plus le visiteur trouve des cosses de fèves à décomposer, j’en serais encore pour des réflexions… Bon d’accord je n’ai que quelques mois de recul, l’automne prochain j’aurai sans doute plus de force pour tenir tête aux mauvais coucheurs… Enfin j’espère.
    Merci Guylaine et Loïc.

  16. marie 7 années Il y a

    Mes cours de phytotechnie sont loin et en effets c’est ce qu’on apprenait, merci pour ce rappel !,j’etais agricultrice lorsque fin 80, avec mon ex mari nous avons decidé de ne plus labourer certaines parcelles à maïs (parcequ’apres on avait trop de cailloux à ramasser) les agriculteurs du coin nous prenaient pour des fous, Ils ont été surpris de voir nos rendements largement egaux aux leurs voir supérieur. Si ça marchait aux champs, je ne vois pas pourquoi j’aurai continué à me casser le dos au potager,au grand désespoir de ma belle mere qui continue à se plaindre que son motoculteur est lourd, ça fait donc 20 ans que je ne beche plus mon potager, et tan pis si c’etait pas beau, j’avais de tres beaux legumes, plein de fleurs.Aujourd’hui dans mon petit jardin en ville, je continue à jardiner fainéant !

  17. MULLER 7 années Il y a

    Merci pour cet article qui m’améne à remettre en question ma façon de jardiner dans le future.

  18. Claudine 7 années Il y a

    Merci pour cet article passionnant.
    Je fais un potager « empirique », sans bêchage depuis mes première « patates sous paille ».
    le sol s’améliore d’année en années et je composte les herbes coupées au bord des planches ou les remets en paillage.
    Pour l’esthétique c’est vraiment culturel, une question d’habitude.

  19. jocelyn 7 années Il y a

    Ne pas agir est parfois plus difficile que d’agir, mais c’est toujours moin fatiguant.

  20. FELIPEZ 7 années Il y a

    e suis un débutant au potager, et je vous suit il y a peu de temps.
    J’ai commencé a faire mes 4 potagers en carrés, ça ma couté beaucoup d’éfforts, mais ça y est fait.
    J’ai lis le texte de Guylaine Goulfier, et maintenant je comprends mieux comme fonctionne notre terre, c’est pareille quand on va faire une promenade à la forêt, et on regarde avec une loupe ce qu’il y a dessous. C’est incroyable voir la quantité d’animaux qui sont en train de travaillé pour nous, pour améliorer les terres.
    Depuis que j’ai fait mes potager j’ai plus de vermes de terres, surtout dans le compost à tas.
    Une curiosité, je suis originaire de Galice, Espagne.
    Vive le potager en tout ses formes!!!

  21. Roland 7 années Il y a

    Mieux que la grelinette, le GUERILU, http://www.semaille.com. J’utilise le guerilu bien que mon jardin soit couvert de mulch en permanence, voir l’article sur mon blog :

    http://jardinsdepertuis.wordpress.com/

  22. Philippe 7 années Il y a

    Bonjour a Tous,
    Sans conteste Guylaine, Le compostage est un cycle naturelle, et gratuit, de plus il permet de ne pas envoyer des millions de tonnes en plateforme de compostage, pire en décharge.

    Un composteur, recycle, permet de pas pas utiliser le camion qui vas convoyer nos « déchets » vert, etc…

    Et en effet Guylaine, c’est une hérésie, d’ajouter un élément autre que les déchets verts, tonte, etc.., afin de recréer un ferment bon pour la terre de nos jardins.

    Les multinationales, ferons toujours du business avec n’importe quoi, le purin d’ortie par exemple interdit a la vente, pour de sombre motif de non homologation.

    L’activité du composte, est réglable, et chaque petit problème, trouve réponse sur le net, trop de bestioles vollantes, une pelletée de terre par çi, composte avec de mauvaises odeurs, diminution de son arrosage par la.

    Car en effet pour avoir un beau compost, deux choses primordiales, la première retourner le plus souvent possible le bas (vieux composte) vers le haut nouveaux déchets, Minimum 1 a 2 fois par ans (4 fois me parait un bon compromis)Et l’arroser car sans humidité point de champipi.

    Et pour en revenir aux activateurs de compost, c’est simple garder toujours un peu de composte mur afin de l’épandre lors d’un d’un démarrage d’un nouveau compostage, et bien entendu la terre doit Etre en contacte avec le composte.

  23. mamounette 7 années Il y a

    Que de choses apprises en lisant cet article…A mettre en pratique rapidement pour gagner du temps et profiter du soleil!!!!

  24. dorigord 7 années Il y a

    Merci pour toutes ces explications qui permettent de faire un jardinage en respectant au mieux les vies du sol et dans le sol.
    Cet automne, j’ai couvert mon jardin soit avec du BRF, soit avec des feuilles de feuillus (chêne, noisetier, acacia) soit avec de la litière de veaux : beaucoup de paille). Cet hiver a été très froid : ma terre n’a pas gelé, elle est restée aussi meuble que si elle avait été « travaillée »). J’ai réussi à semer des petites graines : carottes, salades, etc en écartant légèrement la litière (mais l’année prochaine, je mettrai des feuilles sur les planches à semer). Sur le BRF, j’ai semé des légumineuses, car en 2010 toutes mes tomates et cucurbitacées avaient séché à cause de la faim d’azote.
    J’avais semé, comme engrais verts, de la vesce, phacélie moutarde,et céréales de toutes sortes qui me servent de paillage supplémentaire pour les pommes de terre et haricots, et courgettes. Les vers de terre reviennent, ainsi que les cloportes et autres petites bêtes, mais pas plus de ravageurs qu’avant.
    J’ai tondu ma pelouse en laissant uniquement le passage au jardin, le reste est laissé en friches pour héberger les insectes butineurs (mélilot, coquelicot, sainfoin, beaucoup de plantes sauvages fleuries, la société botanique est même venue observer toutes ces plantes).
    Cela fait une dizaine d’années que je semais des engrais verts, mais je les utilisais mal, car ils étaient enfouis et on passait le cultivateur avec le tracteur.(Au printemps 2012, le tracteur n’est pas venu sur le jardin et n’y remettra pas ses roues)
    Même si ma terre (argilo-calcaire) s’était bien ameublie, je perdais tous les bienfaits de ces plantes. Maintenant je les laisse sur le sol, ainsi que mes épluchures. Je suis allée ramasser des orties pour les mettre sur le sol.
    J’habite en pleine campagne, et les seuls regards critiques sont ceux de mon fils et de son père qui a un jardin tout à fait classique, « bien propre » (je dirai, « bien nu »). Donc je suis tranquille (pour Zou) pour les remarques.
    Voilà où j’en suis de mes expériences, qui évoluent toujours au gré des résultats, et des nouvelles connaissances, internet, livres, amies, etc…
    Je suis toujours intéressée par toutes les expériences…
    Merci donc pour ce blog

  25. Pascal 7 années Il y a

    Bonjour,

    Je n’ai pas d’action chez lui mais je vous conseille vraiment la lecture de ce bouquin ! Tout y est…

    http://www.soltner.fr/catalogprouteau/product_info.php?cPath=23&products_id=47

    Bien à vous

  26. Marie-Jeanne 7 années Il y a

    Bonjour à vous et merci pour ce blog.
    Je ne sais pas si la rhizodeposition est toujours positive mais certaines parties de mon jardin sont envahies de liserons et le liseron côté racine, il s’y connaît.. et rien d’autre que le liseron n’y pousse.
    J’essaye tous les ans des techniques différentes telles que les lasagnes les années passées ; le liseron y a très bien poussé.
    J’ai essayé aussi une bâche noire, elle n’était certainement pas assez solide car les liserons ont poussé au travers.
    Cette année, je retourne des boîtes de conserve sur les pieds de liseron ; c’est assez décoratif !
    Il faut donc de temps en temps remuer un peu le terrain pour enlever quelques racines (un bon panier de racines tous les m2) et pouvoir planter quelques légumes. Le liseron c’est joli mais pour faire une salade je préfère une scarole.
    Si Guylaine ou quelqu’un d’autre a des idées je prends. Merci

    • Auteur
      Guylaine G 7 années Il y a

      Bonjour Marie-Jeanne,

      Le liseron : ennemi public n°1 de plein de jardinier. C’était l’obsession de mon grand-père (la taupe est celle de mon père). Il n’hésitait pas à tremper le bout du liseron dans du désherbant. Mais rien n’y a jamais fait.

      Dans mon potager, il y a aussi du liseron. Mais moins ces dernières années depuis que je ne retourne plus la terre et surtout que je couvre le sol en été (j’applique la technique de Gertrud Franck, de lignes de cultures associées ; dans cette méthode on cultive de l’engrais vert entre les lignes de légumes).
      Il y a toujours d liseron mais en fait il n’est pas trop gênant. J’en ai qui pousse dans les carrés mais là je trouve que la plante est plus facile à contrôler : on l’arrache dès qu’elle pointe le nez et la tige souterraine est plus facile à arracher que sur le sol à plat. Vous en avez peut-être fait l’expérience sur les lasagnes ?

      Une idée, comme cela, serait en fin d’été de semer un engrais vert longue durée bien couvrant : de la féverole, du seigle, de la vesce par exemple, histoire que le sol soit bien rempli de racines vivantes… autres que celles du liseron.

      guylaine

      • dorigord 7 années Il y a

        Un petit témoignage : l’an passé (je rappelle que nous avons eu beaucoup de sécheresse) le liseron avait envahi des plantes-bandes de fleurs et de petites vivaces. Un jour, je me suis motivée pour l’arracher car on ne voyait plus les plantes qui étaient bien pourtant dessous. Résultat : les plantes ont crevé!!! le liseron les avait tenu au frais et à l’humidité, et elles se retrouvaient sans protection.
        Par contre, je ne sais pas comment me débarrasser de la potentille rampante, beaucoup plus envahissante que le liseron : Guylaine, avez-vous une solution?
        Merci beaucoup

        • Auteur
          Guylaine G 7 années Il y a

          Une solution contre la potentielle rampante ? Non, malheureusement. Mais peut-être une réflexion : cela fait 20 ans que je cultive mon potager sur la même parcelle. Bien sur, j’ai toujours déploré la présence de « mauvaises » herbes vivaces . Au début nous avions surtout :potentille rampante, chardon, renoncule âcre, chiendent… Il était clair que le passage du motoculteur multipliait la plupart d’entre elles. Au fil du temps, certaines ont quasiment disparues pour laisser la place à d’autres, moins difficile à gérer, notamment la digitaire.

          Aujourd’hui les choses sont différentes : il n’y a plus du tout de sol nu dans mon potager. Soit le terrain est occupé par les légumes, les bordures par des fleurs et des aromatiques, les « passe-pieds » ensemencés avec des épinard (sur lesquels on marche : ce sont des engrais verts pour nous), les allées et tout le reste est couvert par des tontes, des orties fauchées, de la paille… Je ne vais pas vous faire croire qu’il n’y a plus de mauvaises herbes : il y a toujours un liseron, un chardon, un pissenlit, de la matricaire, amarante, chénopode qui pousse par-ci par-là. Mais ils sont devenus complètement acceptables.

          Ce qui m’interroge c’est l’évolution de la flore spontanée dans le potager: certaines plantes apparaissent 2-3 ans avant de complètement disparaître et de laisser la place à d’autres, nouvelles. Par exemple cette année, le potager est envahi par des semis spontanés d’eupatoire. Eupatoire dont le pied est là depuis 10 ans ! Pourquoi d’un seul coup, y en a t’il plein le jardin ? Mystère et boule de gomme !

          guylaine

          • dorigord 7 années Il y a

            Merci pour votre réponse. Comme c’est la première année que tout mon jardin est couvert, je vais attendre pour voir si la potentille régresse.
            Quant aux « mauvaises herbes » ou herbes non invitées, elles me servent souvent dans la salade ou la soupe : amarante, chénopode, pissenlit, ortie, mouron des oiseaux (délicieux en salade),coquelicot, pourpier bientôt, etc…
            Je pense que lorsque le jardin est couvert, la vie du sol s’active, le ph et la structure changent, donc la flore se modifie peu à peu. Je jardine ce terrain depuis 18 ans, sur une prairie pâturée par des bovins allaitants. Au début, j’avais beaucoup de chardons, de rumex, de panais sauvages (ou charabi en langage local)qui ont disparu naturellement. Le jardin contigu au mien qui a plus de 50 ans d’ancienneté, n’a pas du tout les mêmes adventices.
            J’ai commencé, l’an passé, à répertorier toutes ces plantes.

  27. Marie-Jeanne 7 années Il y a

    Merci pour vos réponses.
    c’est exact, les liserons s’arrachent facilement sur les lasagnes (les racines sont en général très belles).
    Je sème également des engrais verts en fin d’été tels que le seigle et la féverole (d’ailleurs avec les conditionnements utilisés pour vendre ce genre de graines, j’ai de quoi ensemencer quelques hectares!!!) ; je vais peut être essayer de semer plus dru.
    Bon week end

    Marie-Jeanne

  28. Launay 7 années Il y a

    Article bien intéressant qui me rappelle une remarque d’un de mes voisins sur ma façon d’entretenir mon jardin : »vous faites de l’écologie » …

  29. majdzik 7 années Il y a

    Bonjour,

    Merci pour cette article très intéressant.
    Le dépôt de tonte de pelouse et autres déchets ménagers ne favorisent elle pas la pourriture des légumes. Si je mets des pelures de pomme de terre , je risque de voir pousser des plants de pomme de terre partout dans mes culture ? Qu’en pensez-vous ? Ne risque t-on pas d’avoir bcp de mauvaises plantes qui empêcheraient la culture des légumes ?
    Merci de vos réponses car j’aimerais passer à moins de travail du sol mais je suis fort hésitant de peur de faire du tort à ma terre déjà fort lourde et d’abandonner le potager à l’ancienne.

    • Claudine 7 années Il y a

      Il n’y a pas de risque de pourriture sauf dépôts très tassés (sur les chemins piétinés) Le mieux c’est de commencer un petit coin du jardin et d’observer. C’est assez long de voir les effets.
      J’ai commencé avec les pommes de terre, et c’était si impressionnant que j’ai généralisé petit à petit. Mais il faut du temps pour améliorer la terre, plusieurs saisons.
      Le paillis doit être plus ou moins épais, le plus délicat c’est les semis, mais pour les pois les haricots j’ai eu aucun pb.
      Chez moi c’est de l’argile très compacte, amendée traditionnellement avec de la cendre, un peu de fumier de vache. j’ai vérifié que l’apport de paillage et de petit bois est très favorable.

  30. myl02 7 années Il y a

    Merci pour toutes ces précisions et découvertes;

    j’avais déjà eu ces infos par d’autres biais : elles circulent !

    Je tâtonne moi aussi avec des expériences différentes année après année, pas depuis très longtemps;

    Je me sens encore « obligée » de désherber avant de planter :
    le sol du jardin est celui d’un lotissement , tassé, très argileux, limite asphyxié à certains endroits ;
    je ne croyais pas pouvoir y faire pousser quoi que ce soit quand j’y suis arrivée il y a moins de 5 ans ;
    le chiendent y est roi et rien ne pousse si on enlève pas un peu ses racines…

    Le compostage faisait déjà partie intégrante de « ma vie »;
    sans être une pro du tas de compost, je suis fière du beau compost obtenu après tamisage cette année;
    et j’en mets un peu dans le trou quand je repique un plant;
    Par expérience, pas grand chose ne pousse, placé directement dans cette terre compactée;
    J’ai bien conscience que je nourris la plante, et que je n’aide pas le sol; mais je me dis que si la plante pousse, avec ses racines elle va aider le sol, alors…c’est une étape pour redonner vie à ce sol …non ?

    J’ai essayé le BRF qui, en grosse épaisseur, a bien transformé la texture du sol , mais qui ne semblait pas convenir à toutes les plantes cultivées ;

    Le liseron y a fait des « petits » … mais il est facile de l’en déloger;

    Et les framboisiers qui ne voulaient pousser nulle part (trois emplacements : trois échecs ) se sont reproduits après avoir drajonné ,sur plusieurs mètres carrés de la zone sableuse (ancien bac à sable)que j’avais recouvert de BRF; incroyable !!! ils ont choisi leur emplacement ; à voir si nous mangerons des framboises cette année !

    Cette année j’essaye la phacélie sur une zone où le chiendent et les boutons d’or pullulent; avec l’envie de créer à cet endroit une zone fleurie;
    elle commence à bien sortir malgré la terre très argileuse qui craque dès qu’il fait chaud ou venteux;

    A d’autres endroits, la luzerne semée il y a trois ans pousse par bouquets , et je la coupe plusieurs fois dans l’été pour en faire un paillage :
    bonne rentabilité, mais il parait que ça pompe beaucoup d’eau ? ;
    en tous cas les fleurs sentent très bon et attirent les butineuses, en plus de colorer ces points du jardin …

    Cette saison, j’ai décidé de mélanger le plus possible de plantes , de fleurs, et de légumes justement pour couvrir le sol un max, et pour favoriser les échanges entre plantes, intriguée et convaincue par ce travail par les racines ,dont j’avais déjà lu les effets, notamment sur les engrais verts, qui, selon le terrain et les associations, vont favoriser les rhizodépositions des uns et pas des autres, qui restent en sommeil et en attente des besoins éventuels … je trouve ça fascinant !

    Et j’adopte un peu plus cette saison également le compostage de surface : finalement ça me semble évident de nourrir le sol et pas les plantes… et les vers de terre arrivent à grande vitesse pour travailler ce sol, dès qu’on met dessus des épluchures et des tontes de pelouse (par exemple); les tontes ou autres paillis recouvrent les épluchures (je les écarte pour y glisser les épluchures puis les replace pour que celles-ci ne soient pas visibles,comme ça l’esthétique est conservée…);

    Expérience : l’avenir dira ce qui est à conserver et ce qui est à changer…

    En tous cas, cette vie du sol a l’air si importante, qu’il me semble le minimum que de ne pas lui nuire, et plus, de contribuer à sa bonne santé !
    Pour conserver la notre, qui en dépend !!!

  31. marie 7 années Il y a

    hello!
    Nous avons mangé ce soir notre 1ére salade quelque radis et du persil
    pourtant mon potager en carrés avait mal démarré:mes plants de tomates ont gelé(pourtant plantés après les st de glace.
    de retour d une semaine de vacances (sous la pluie) je suis allée au jardin voir les éventuels dégâts mais non plutôt une grande satisfaction devant mes salades, les choux fleurs ont un port assez fier etles courgettes se sont bien développées
    je replante de nouveaux pieds de tomate concombres et melons demain .

    je vous lis vous les jardiniers comme j aime et je me souviens étant enfant d avoir jeté les déchets menagers directement sur le jardin.
    je vais m y coller et vous tient au courant

  32. Sébastien 7 années Il y a

    Et voilà, plus d’excuses.
    Maintenant, je ne peux plus dire que je ne saurais comment faire.
    Ma femme, Claire, a déjà commandé le livre de Guylaine, et m’a expliqué que cela serait utile pour les petits jardins de curé qu’elle souhaite me voir installer dans notre nouvelle maison.

    En tous cas, merci, car en dehors du coté chronophage de cette activité, c’est aussi un grand plaisir de cultiver ses propres légumes et/ou herbes aromatiques.

    Si mon dos se rebelle à l’idée de cette nouvelle obligation (vous noterez que je n’ai pas dit « corvé »), mes papilles et mon estomac se réjouissent d’avance de nos prochaines récoltes.

    Bravo et merci encore à Guylaine pour cet ouvrage à ma portée.

    Sébastien

  33. Philippe 7 années Il y a

    Bonjour à tous
    Il est des certitudes qui, quand elles s’effondrent, laissent place au néant… Pendant des années j’ai répété les gestes et les enseignements de mes pères jardiniers, j’appréhende de lire ce livre Guylène, il va tout remettre en question, il remet déjà tout en question avant de le lire d’ailleurs.
    …le jardinier face à ses certitudes obsolètes regarde son beau motoculteur en pensant…nous avons labouré cette terre qui m’a en retour quelquefois si peu donné, mais je ne la comprenais pas cette belle nature, elle m’était étrangère, si proche mais si secrète…

  34. Annick Calvi 7 années Il y a

    Merci Guylaine pour ce merveilleux document, si clair qu’on comprend tout du premier coup et si bien écrit qu’on s’y accroche comme à un des plus beaux romans littéraires; vous lire est un délice; on y ressent la paix de la Nature. Mon plus gros problème est de trouver la « matière » à déposer sur le sol: les fanes de carotte, les épluchures de pomme de terre,… et la phacélie semée à l’automne ,ne suffisent pas à couvrir mes 2 ares de potager qui sont déjà si surchargés à cette époque!Dans ma région le terme BRF est inconnu et même la paille ne se trouve plus en vente, aussi, mon mulch n’est pas épais!

    • Claudine 7 années Il y a

      vous pouvez contacter les « espaces vert » de votre commune ou des voisins qui tondent, mettez du carton en petits bouts….

  35. Coralie 7 années Il y a

    Un grand Merci à Guylaine Goulfier pour sa présentation clair, très bien illustrée et pédagogique.
    Cela permet de mieux comprendre ce qui se passe, ce qui est en jeu et.. de faire la « révolution au potager ». 😉

    Merci aussi à Loic pour son blog qu’il alimente avec passion et pour cette invitée de marque. 😛

  36. Oph 7 années Il y a

    Merci Guylaine et Loïc!
    J’avais mis mes mauvaises herbes dans un coin de jardin pour en faire un pseudo-compost. A présent je les découpe et les laisse au pied des plants déjà installés. Offrir le gîte et le couvert aux insectes et donc de la nourriture aux plantes tout en préservant l’humidité du sol et donc moins arroser, il serait stupide de ne pas adhérer!
    C’est décidé, à partir de maintenant, je deviens une jardinière feignante!
    J’aurai aimé savoir si, en revanche de ne pas se fier aux associations « bonnes ou mauvaises », vous vous fiez à un cycle de culture? Je veux dire, quand on dit qu’il ne faut pas faire refaire tel légume l’année d’après sur la même parcelle. En cas d’invasion de nuisible, je comprends bien (même si le nuisible peut toujours faire 1 mètre avec ses petites pattes), mais si on n’a pas rencontré de problème, qu’est ce qui empêche de refaire la même plante à la même place?

  37. Auteur
    guylaine 7 années Il y a

    ça y est : j’ai de nouveau accès à internet. j’en profite pour reconverser avec vous

    @ majdzik

    Effectivement quand on met une épaisseur un peu épaisse de tontes, l’herbe se compacte et fermente. Mais pas d’inquiétude pour les légumes : on met le paillage entre les plantes (si elles sont proches, on ne met rien) et non pas sur elles.

    Maintenant, il y a plusieurs techniques de « semis sous couvert » c’est à dire que l’on sème directement les graines sur un paillis : elles tombent sur le sol et grâce à la couverture qui apporte humidité et protection, les semences germent sans problème. Mais je note que dans toutes ces expériences de semis, le paillis était sec (paille, foin, rameaux…) et non pas « vert » et en cours de décomposition/compostage.

    Ce que l’on apprend en lycée agricole c’est que la flore qui procède à la décomposition de la matière organique (des bactéries et champignons bien spécifiques) gêne voire empêche le développement de celle qui procède à la germination des graines. Ces micro-organismes là se développent dès que la graine est en condition pour germer : ils forment la « spermasphère » et agissent exactement comme ceux qui résident dans la rhizosphère. C’est à dire que la graine émet des substances qui attirent des bactéries et des champignons qui lui apportent ce dont elle a besoin. Et notamment des hormones de croissance.
    En fait c’est complètement dingue la richesse de la communication souterraine !

  38. Auteur
    guylaine 7 années Il y a

    Le sujet des plantes et du sol est très vaste. Dans cet article, j’ai essayé de synthétiser seulement le premier chapitre de mon livre (les autres traitent notamment de la communication entre les plantes, du self-défense végétal… le tout pour essayer de mieux comprendre le pourquoi et le comment des nouvelles techniques de jardinage au naturel : non travail du sol, purins…)

    Si je devais résumer en quelques mots ce que je trouve le plus important (le plus révolutionnaire) dans mon article ce serait : on sait qu’il faut apporter de la matière organique en surface mais cela ne suffit pas ! Il est absolument nécessaire que le sol soit rempli de racines vivantes. Ce n’est qu’à cette condition qu’il y aura dégradation de la roche mère, libération d’argiles, constitution du CAh et donc bonne évolution du sol. Et c’est cette vie là, souterraine, qui est complétement méconnue. Pour l’instant du moins parce que je suis certaine qu’à l’avenir les connaissances vont fortement avancer.

    Du coup cela me permet de répondre à certaines questions

    @ Annick Calvi… et à tous ceux, nombreux, qui n’ont pas forcément de paille et autre matière organique à épandre dans le potager 😉
    Plutôt que pailler, essayez de cultiver l’espace entre les légumes, les « passe-pieds ». Je suis la technique de Gertrud Franck où tous les passe-pieds sont ensemencés avec des épinards. On marche carrément dessus jusqu’à ce qu’ils montent à graines. Là on les sarcle (les racines restent donc dans le sol,seul le collet est coupé) et on les laisse se décomposer. Mes semis printaniers ont été minables donc je vais ressemer (attention : une variété adaptée) de l’épinard demain. Et peut être aussi de l’arroche, semée très drue. L’idée là c’est que ces engrais verts vont pousser entre les lignes/rangs de légumes pour occuper le sol dessus mais surtout dedans. La phacélie ne se prête pas aux passe-pieds (elle est trop volumineuse) mais il est possible de semer du lin, du sarrasin, de la moutarde. Voire même de laisser tranquillement se ressemer des plantes spontanées annuelles comme la véronique, la matricaire… tant qu’elles ne montent pas à graines. J’ai l’impression que ces « mauvaises herbes » ont un rôle réparateur sur les stress du sol.

  39. Auteur
    guylaine 7 années Il y a

    @ Oph :

    Sujet super intéressant : la rotation des cultures.
    En effet, on nous apprend (c’est même une base pour beaucoup du jardinage naturel) qu’il faut changer l’emplacement des plantes d’une année sur l’autre. Appliquer une rotation donc !

    Qu’en pensez au regard de mon article ?

    Ben… cela dépend de la façon dont on présente la chose. Classiquement ce qui est dit : une plante donnée épuise le sol en certains éléments minéraux (par exemple, la betterave qui a besoin de beaucoup de potasse, pompe tout cet élément minéral). Donc à la saison suivante il ne faudra pas mettre de la betterave au même emplacement (ni aucune plante de la même famille) puisque le sol aura déjà été appauvri ; on mettra un légume aux besoins différents (une autre famille).

    Vous avez compris que je ne souscris plus à cette vision. Je pense qu’en élevant des micro-organismes spécifique (grâce à la rhizodéposition qu’elle contrôle de main de maître), la plante fait remonter les éléments minéraux dont elle a besoin. Et quand on la prélève les éléments minéraux se trouvent toujours dans le sol : fixés sur le CAH ou captés par les corps microbiens (des milliards !). Donc la plante enrichit le sol.
    L’intérêt de la rotation alors ? Quand, sur un même terrain, les plantes varient, les populations microbiennes qu’elles ont sollicités varient aussi. Le sol est enrichi en une plus grande variété d’éléments minéraux.
    C’est aussi pour cela qu’il faut mélanger le plus possible les légumes entre eux sur un même rang : fraisiers au milieu des poireaux+aneth, tomates+haricots+basilic… Le potager en carré est idéal pour cela puisque pleins de légumes se côtoient sur une petite surface.

    Autre info : depuis les temps les plus reculés, on observe que certaines plantes sont « autotoxiques » : elles laissent dans le sol (par le biais de leurs racines ou de leurs résidus quand ils se décomposent) des substances qui empêchent la germination de ces mêmes plantes. Je crois que c’est le cas de la luzerne, des haricots, des épinards…

    Quant aux parasites du sol… Et là je vous pose la question à tous : qui a, dans son potager, des problèmes de champignons du sol (fusariose…) ou de nématodes ? Ce sont généralement des pathogènes qui n’existent pas dans les jardins amateurs mais chez les professionnels chez qui les cultures sont intensives et/ou pas suffisamment diversifiés.

  40. bricoleur_amateur 7 années Il y a

    Ca a l’air sympa comme bouquin !
    En tout cas, cela me plait bien comme philosophie (conforme à ce que tu nous apprends sur le blog) … ca a changé ma façon de voir le jardin

    et en plus, ça n’est que du bon sens …

  41. Sylvain 6 années Il y a

    Peut être que certains connaissent déjà, mais je viens de tomber sur un lien youtube intéressant en rapport avec l’article de Guylaine. Je vous le partage ici :

  42. Sylvain 6 années Il y a

    Mince le lien n’est pas passé je retente autrement :
    http://www.youtube.com/watch?v=sBRhONla-1s

  43. Girod 5 années Il y a

    Depuis plusieurs années mon jardin est en bandeaux surélevés, je ne bêche pas, je paille le maximum, je travaille le jardin le plus possible suivant la lune, je respecte les associations, les rotations, bref même si ce n’est pas parfait je cultive mon jardin en respectant le plus possible le sol, les animaux etc.(j’ai de superbes couleuvres, j’en ai mesuré une, elle atteint les 1,5m) mais cette année je désespère avec l’invasion des limaces : que faites-vous ou que conseillez-vous ?

  44. dumelz 3 années Il y a

    le mystère de la vie est présent aussi au jardin à nous de le déchiffrer merci Ghylaine

  45. joseph 3 années Il y a

    bonjour et super pour l’ensemble des vos conseils et produits divers

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